Réussite sociale et réussir sa vie

Réussite

N’existe-t-il pas déjà une différence entre réussite sociale et réussir sa vie ? Mais ici aussi les combinaisons sont multiples et le sentiment d’échec peut revêtir bien des formes car si on subit les échecs et que la seule réaction est le repli. On risque d’aggraver le problème et si de plus on ne sait pas exprimer ce que l’on ressent. On aura tendance à reculer avant d’avoir sauter ou même essayer… Il y a la notion de réussite qu’induit notre système et celle que nous allons construire en réaction.

Les représentations exercent donc une puissante influence sur nos sociétés dont elles ont orienté l’histoire. Les effets sont ceux que l’on constate. Toute notre réalité ne s’est bâtie qu’autour de nos représentations. La réalité de notre monde ne s’est-elle pas éloignée peu à peu d’un certain bon sens ? La dérive était-elle prévisible ?

S’élever socialement pour réussir

La manipulation, la séduction, la corruption, la flatterie, le mensonge, l’omission, la répression, le trahison, l’arnaque, la polémique, l’insoumission, la soumission, l’espionnite, la censure… font aussi parties de notre histoire car elles font parties de notre fonctionnement normal. Elles nous permettent parfois de nous sortir de situations où l’on se croit obligé de les utiliser. Elles peuvent être les seules cartes que notre entourage a “induit” ou “toléré”, le seul jeu dont on disposera. On les pense nécessaire dans la réussite.
À l’age adulte, allons-nous continuer de jouer ? Sont-elles nécessaires et vont-elles devenir notre unique langage, une fâcheuse habitude qui a pu aussi devenir notre fond de commerce? Quels accessoires nous a-t-on donné pour remplir notre rôle ?

Elles ont été et sont encore utilisées par bien des personnes, des sociétés, voire des personnalités dites religieuses et souvent par nous-même. On ment aux autres et finalement à nous-même. Ce sont des stratégies employées depuis des millénaires pour défendre nos seuls intérêts personnels, ceux de notre groupe, ceux de notre société en imposant certaines “lois”.

La perception de la réussite

Selon notre façon de voir le monde, on peut très bien se mettre à dire n’importe quoi et si on draine un certain nombre de personnes. Notre ignorance et notre bêtise auront une excellente place dans “l’évolution” globale de nos sociétés. En fait, ce sont nos certitudes et notre stupide mode de raisonnement qui auront exercé la plus grande influence et on est tous bien placé pour pouvoir en parler. N’est-ce pas ce qui guide en partie notre monde? Quelle sera notre rapidité ou notre retard de réaction ?

On veut convaincre et si on réussit, on impose aux autres notre réalité alors que nous ne faisons que défendre nos idées, bâties uniquement sur un système de croyances personnelles. Le monde que nous avons imaginé et qui s’est installé, est visible tous les jours autour de nous. Il ne sert à rien de le refuser même si cela peut, parfois, nous déranger.

En milieu social, l’objectif est si souvent le même, l’établissement de notre “dominance” sur les objets et les individus situés sur le territoire que l’on pense posséder. Pour les rendre dépendants en devenant aussi leur conseiller, une idée qui a fait son chemin… Pourtant on note déjà une grande différence entre l’homme et la femme. Il y a un désir moins net de dominance et de compétition telle que l’homme peut l’entendre, moins guerrière, plus à l’écoute car maternelle…

La réussite hiérarchique

Par l’établissement de règles hiérarchiques, la réussite passe par le pouvoir qu’il soit économique, religieux, scientifique ou politique. Grâce à notre pouvoir sur les autres ou sur ceux du groupe auquel on pense appartenir, on peut tenter de s’accaparer un bien, une idée, une ou des personnes ou plus. Il s’agirait peut-être de sortir de ce cercle dans lequel on enferme les individus. On finit par en être prisonnier, croire que pour réussir il faille dominer.

Les dictateurs, les despotes, les tyrans, les maîtres d’ordre religieux, les gourous n’exercent leur arbitraire que dans la mesure où les individus ou les adeptes se soumettent passivement, sans réaction, réduits à l’état d’esclave sans s’en rendre compte. Devant leur peur d’affronter la réalité, les personnes y trouveront un refuge, sécurisant en apparence, qui deviendra leur prison.

Profitant d’un moment de faiblesse, les hommes en place savent imposer leur pouvoir par la pression psychologique ou physique qu’ils exercent. Il le font parfois de façon si insidieuse.

Comme on cherchera toujours à connaître ce que l’on ne connaît pas, certains en profiteront pour exercer leur pouvoir de séduction dans les domaines les plus divers. Ce la se fait souvent avec ceux que l’on ne connaît pas. On sait combien il est facile d’exercer ce type de fascination avec des personnes qui sont à la recherche de références et de modèles. Il est cependant très difficile d’extraire une personne de son monde. Quand au travers des activités qu’elle a développé et des habitudes bonnes ou mauvaises qu’elle a prise, elle a le sentiment d’être heureuse.

Le besoin de convaincre

On peut maneuvrer si facilement les individus quand on touche leur point faible, leur corde sensible, quand on les atteint dans ce qu’ils ont de plus précieux, les sentiments.

On peut si facilement manœuvrer les individus en montrant une image positive de celui que que l’on veut représenter. Mon dieu que vous avez un grand nez, c’est pour mieux vous sentir mon petit. Et comme vous avez de grandes dents c’est pour mieux vous manger… aussi leurs donner ce sentiment d’utilité… On peut étaler son plaisir ou son bonheur pour soi-disant le partager avec d’autres… n’est ce pas ce que font beaucoup d’autres personnes… sans bruit, sans spectacle… Mais ne sommes-nous que dans une société où seul le spectacle des uns et des autres peut nous entraîner et nous donner envie ? Pouvons-nous croire qu’il nous aidera à prendre conscience ?