Comment le rocher ligure des « Monoïkos » est devenu la Principauté de Monaco

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Comment le rocher ligure des « Monoïkos » est devenu un État souverain indépendant: la Principauté de Monaco.

Habité depuis l’Antiquité, l’on y trouve des traces d’habitations primitives dans une grotte des Jardins St Martin. Le Rocher de Monaco doit sans doute son nom à la tribu ligure des « Monoïkos » qui l’occupaient au VIe siècle avant JC.

Mais son histoire n’est vraiment connue qu’à partir du XIIIe siècle de notre ère. : le 10 juin 1215. Les Génois posèrent sur le Rocher la première pierre d’une forteresse, sur les fondations desquelles se trouve l’actuel Palais Princier. À Gênes, une lutte sans merci se déroulait entre les Guelfes et les Gibelins. Expulsés d’Italie en 1295 et prenant refuge en Provence, les Guelfes montèrent une expédition dirigée par François Grimaldi dit « Malizia » et s’emparèrent de la forteresse de Monaco le 8 janvier 1297.

A partir de cette date, l’histoire du Rocher se confond avec celle de la famille Grimaldi. C’est l’une des familles les plus brillantes de l’aristocratie génoise, dont la souveraineté sur Monaco fut successivement reconnue: en 1437 par la République de Gênes, en 1489 par le roi Charles VIII de France et la Cour de Savoie et en 1494 par les rois catholiques. Souverains de l’Etat indépendant de Monaco, les Grimaldis étaient aussi seigneurs de Menton et de Roquebrune jusqu’à ce qu’en 1848. Ces deux régions se proclament « communes libres ».

Principauté de Monaco, Nice et Menton.

Le 2 février 1861, un nouveau traité entre Napoléon III et la Principauté de Monaco reconnaît l’incorporation en France de Nice et de Menton. Cet écrit reconnaît en même temps la Principauté comme État souverain.

Cette date marque une nouvelle étape dans l’histoire du Rocher et le point de départ d’une épopée qui en cent ans devait faire de la Principauté. Au niveau du tourisme international, la Principauté de Monaco devient un symbole de raffinement et l’un des hauts lieux de l’art de vivre.

Principauté de Monaco, une vocation touristique à travers l’histoire

Indépendante, mais réduite à ses frontières du Moyen-âge et privée des ressources de Roquebrune et de Menton, la Principauté a alors décidé de baser son développement économique sur sur le tourisme. La principauté décide d’exploiter à cet effet tous les avantages naturels :

  • un décor dont la beauté était déjà célèbre
  • un climat d’une douceur exceptionnelle (la température moyenne de l’année est de 16,31 degrés C)
  • un ensoleillement important (1 583 heures) en moyenne par an.

Pour exploiter ces atouts, il fallait tout d’abord les mettre en valeur, les faire connaître et les animer. On construit une maison de jeux, la Société des Bains de Mer et du Cercle des Étrangers. Le monopole de son utilisation est accordé en 1863 à François Blanc. Sous sa direction, le nom de Monaco est devenu synonyme de fortune, de jeu, de vacances et de voyage. Luxe et raffinement aussi puisque l’on pourrait faire appel aux plus grands noms de l’époque, notamment à Charles Garnier. C’est l’architecte de l’Opéra de Paris, pour la construction du Casino.

Principauté de Monaco et l’Italie

L’établissement de liaisons terrestres et maritimes régulières avec Nice et l’ouverture en 1867 du chemin de fer Nice-Vintimille ont permis d’augmenter le nombre de visiteurs. En parallèle de nombreux hôtels sortaient du sol et, sur l’ancien plateau des Spélugues. Rebaptisé Monte Carlo en 1866, villa et résidences privées sont construites. Avec la création en 1869 de l’Opéra de Monte Carlo, l’organisation de concerts et de spectacles chorégraphiques et lyriques, la culture devient désormais un voisin proche et harmonieux des loisirs. Ce phénomène fait de Monaco un lieu dont la renommée ne cesse de croître et d’attirer les plus grandes célébrités.

Née dans les années 1860 des limites imposées par l’Histoire et surmontée grâce à l’esprit d’entreprise et à la vision d’avenir du prince Charles III, la vocation touristique de la Principauté s’est développée de plus en plus.

Le tourisme principal moteur de l’économie monégasque

En 1989, le taux moyen d’occupation des chambres d’hôtel tout au long de l’année, a atteint 61,62%. L’expansion constante a bien entendu entraîné un développement considérable tant du chiffre d’affaires. Cela profite aux entreprises directement liées au tourisme (hôtels, restaurants, agences de voyages et magasins). C’est le secteur d’emploi principal de la Principauté de Monaco.