Rando Raid Vallée de l’Hérault

Rando Raid

Le défi Rando Raid en quelques chiffres clés, c’est une distance totale à parcourir à pied, en VTT et en canoë de 49,5 km pour le parcours court et de 79 km pour le parcours long. Ce qui représente aussi 920 mètres de dénivelée positive cumulée pour le court et 1 820 mètres pour le long. Et malgré une telle affiche, les meilleurs ont réussi un chrono général (temps scratch) de moins de 4 heures sur le court et d’à peine plus de 6 heures 15 minutes pour le long. Pour les moins rapides,  il a fallu près de 10 heures d’effort non-stop pour aller au bout : à niveau différent, même exploit !

Dimanche à l’aube, la place du village est déjà prise d’assaut. Près de 300 équipes inscrites s’agglutinent en prévision d’un départ à 7 h 30. Il fait un peu frisquet mais le ciel s’annonce clément. Les concurrents déplient la carte du parcours et découvrent ce qui les attend. C’est parti, les fauves sont lâchés !

La course d’orientation

C’est la course d’orientation qui est en charge de faire un premier tri sélectif. Le cadre environnant est somptueux, tout en collines et vallons discrets. Cela promet aussi quelques pièges et fausses pistes aux orienteurs ! La recherche des balises se fait en marchant ou en trottinant dans une pente déjà sérieuse sur les flancs du Mont Méjean. Le parcours court tire droit vers les Jumeaux (altitude 515 m) tandis que ceux qui ont choisi le parcours long redescendent vers le Rieutord pour repartir à l’assaut d’un nouveau et long raidillon de l’autre coté de la vallée, au sein de la réserve naturelle de Combe Chaude (altitude 635 m). Les premiers gros écarts de chronomètre vont se creuser sur cette épreuve de C.O. car la plupart des leaders potentiels vont faire une grosse erreur d’orientation.

Au premier ravitaillement, pris au jeu, les copains qui assurent l’assistance  commencent à stresser en mesurant le retard déjà accumulé. Le team des VIP, emmené par la championne Nathalie L., est dans la même incertitude en arrivant en gare de Sumène. Mais on garde le sourire. Une seule équipe parmi les favorites tirent son épingle du jeu, avec quelques autres qui créent la surprise parce qu’on ne les attendait pas si bien placées, avec 20 minutes d’avance provisoire !

La course de VTT bien frappé

On enchaîne ensuite avec la section en VTT qui revient sur Beauzille. Elle suit en partie l’ancienne voie de chemin de fer, tunnels compris. Mais les 2 boucles se recoupent et c’est un peu la «foire» aux nœuds des parcours respectifs, notamment près de Montoulieu. Côté parcours long, il y a des raidillons qui obligent à descendre de vélo. Ensuite ce sont des portions de descente très techniques qui obligent à ralentir et qui ressemblent plus à des passages de trial… Mais aussi des parcours de chemins de terre très roulants en faux plats descendants… Les vététistes ont mis le grand braquet sur des pistes « ambiance savane ».

Dans ce contexte, il y aura encore quelques surprises pour quelques teams en pointe. Ils finiront tout de même par rattraper une partie de leur retard pour obtenir le 7e chrono du VTT.

Cross-country et canoë dans les remous pour finir en beauté

Les signes de fatigue se mesurent désormais à la cadence des passages et se lisent sur les visages. Les Rando-Raiders combatifs et pugnaces poursuivent sur leur lancée « à l’énergie ». D’autant que la troisième section propose une montée pédestre vers la Grotte des Demoiselles assez ardue, sur un sentier étroit et très rocailleux. En atteignant Ganges, les plus impétueux sont récompensés par une belle descente de l’Hérault en canoë. L’épreuve n’est pourtant pas forcément une formalité. Avec la fatigue accumulée, un faible débit et quelques modestes remous suffisent à désarçonner quelques équipages mal synchronisés. Des pagaies, la pagaille !… Un petit rafraîchissement forcé conclut ainsi joyeusement certaines équipées. Tout est bien qui finit bien…