Découvrez le lexique de l’alpinisme et le vocabulaire de montagne, vers le sommet

Alpinisme

Avant d’atteindre le sommets, un petit rappel du lexique alpinisme et vocabulaire de montagne.

Adret
Versant exposé au sud, donc le plus ensoleillé, d’une montagne. Par opposition, l’ubac est le versant à l’ombre (orienté au nord).

Cairn
Une petite pyramide de cailloux entassés, qui fait office de borne et permet de signaler un sentier de montagne ou de se repérer dans un paysage sans relief et sans végétation. L’astuce vient des bergers.

Gradient
En météorologie, on parle de gradient de pression pour désigner la variation de pression entre un point donné et une point de référence. Quant au gradient de vent, il indique la variation de la vitesse du vent entre deux altitudes.

Langue du glacier
C’est le bout aval du glacier, qui s’amenuise et s’aplanit. A l’inverse, le front du glacier se présente comme une coupure brutale, comme si on tranchait net son épaisseur…

Ascension Montagne
Ascension Montagne

Moraine
Amas de « remblais » naturel, charrié par le glacier qui avance, qui glisse au fil des millénaires. Il rabote les rochers devant ou à côté de lui et pousse les gravats. On observe deux formes caractéristiques : la moraine latérale – sorte de dune très effilée tout ezn longueur, et la moraine frontale – sorte de barricade en éboulis.

Névé
Plaque de neige dite « éternelle » parce qu’elle ne fond qu’en toute fin d’été, et ne se compacte pas pour devenir un petit glacier.

Orographie
Pour décrire un paysage au sens orographique, on s’oriente vers l’aval, dans le sens où coule l’eau des rivières. La règle veut ainsi que la rive droite d’un glacier par exemple soit, comme pour une rivière, celle qui est à « main droite » lorsque l’on regarde vers le bas. Et inversement pour la gauche !

Pierrier
Eboulis de cailloux, souvent en forme de demi-cône renversé, qui s’accumule au pied des parois rocheuses. Les chutes de pierres sont provoquées par le délitement des parois rocheuses (notamment à cause du gel).

Sherpa
Ce nom désigne d’abord les memebres d’une ethnie d’origine tibétaine et désormais installée au Népal, au cœur de l’Himalaya. Ce peuple « montagnard » occupe essentiellement les hautes vallées au pied de l’Everest, jusqu’à 4000 mètres d’altitude. Les pionniers de la conquête des sommets de 8000 mètres ont embauché dans les années cinquante ses montagnards endurants pour porter leurs matériels. Par extension, le terme « sherpa » désigna le porteur. Aujourd’hui, les porteurs – toujours utilisés par les expéditions et trekkings organisés – sont de moins en moins des sherpas. Eux-mêmes sont devenus des chefs d’expédition et engagent des porteurs parmi les autres ethnies du Népal.

Vire
Corniche taillée naturellement en plein travers d’une paroi rocheuse ou « terrasse » incrustée dans un versant très escarpé. La vire est parfois suffisamment large pour ressembler à une sorte de balcon sur lequel on peut marcher sans avoir recours à l’escalade. Cas particulier : les vires très typiques du relief du massif de Chartreuse s’appellent des « sangles » (l’origine de cette toponymie reste mystérieuse). Elles permettent de traverser en randonnée au beau milieu des falaises de la Dent de Crolles ou du mont Granier par exemple.

Sport de montagne
Sport de montagne