sport pour apprendre

Le sport pour apprendre le courage et l’effort

Le sport pour apprendre s’applique au quotidien. La motivation est une réaction dynamique. Ainsi, le développement intellectuel, moral et émotionnel du sujet compte dans l’exercice physique.
Réciproquement, la pratique du sport, directement par le développement du système nerveux, indirectement par l’émulation, la discipline, l’esprit de compétition, développe des qualités qui sont utiles en dehors du stade.

Apprendre c’est s’entraîner

Tout entraînement physique développe la précision de jugement. Peu de préjugés sont aussi faux que celui d’une opposition entre l’équilibre physique et l’intelligence.
Petit ou grand, « intellectuel » ou « manuel », il s’agit de trouver sa propre voie. La forme physique est à la fois condition et fonction de la santé mentale.
Psychologiquement, est-il bon que les sportifs deviennent des vedettes ?

Devant l’absence de références familiales ou éducatives, le « sportif vedette » par son impact pourra exercer une très grande influence sur le devenir de nombreux enfants, l’absence de modèle dans leur entourage fait qu’ils vont le rechercher ailleurs.
Bien sûr les sportifs de haut niveau ont des salaires exorbitants, cela peut fausser l’idée de modèle en tant qu’homme et déplacer la notion de modèle en tant qu’objet.

Les athlètes suscitent chez le public la même curiosité que les artistes. En même temps, grâce à la presse, à la publicité, ils paraissent proches à chacun car ils sont chez vous par le biais de la télévision. Ils appartiennent à notre famille ; leurs exploits deviennent tangibles.
Enfin, les compétitions sont présentes dans chaque foyer grâce aux journaux et à la télévision, et l’aura de gloire qui entoure les champions donne aux enfants l’envie de les imiter.

Mais actuellement, c’est surtout dans certains sports très médiatiques l’appât du gain qui prime ! Sans doute faut-il déplorer l’exploitation commerciale faite à grand tapage autour du professionnalisme qui n’a plus que de très lointaines attaches avec le sport véritable ; cependant les champions, même détournés de leur but initial, sont toujours un stimulant pour les jeunes.
Si l’exercice physique quotidien n’est pas encore entré dans les mœurs, le sport a acquis une place importante dans la nouvelle philosophie des loisirs. L’exercice physique est né en Grèce avec la notion de loisirs.

La réduction du temps de travail, l’allongement des vacances, le fait que des sports soient ouverts à un grand nombre, donnent la possibilité à chacun de pratiquer le sport qui lui plaît.
Entre le rêve et la réalité, le décalage est net. Faire du sport apparaît plus comme un lointain idéal que comme un objectif à atteindre.

Le dimanche et le soir, face à la télévision, des familles entières se passionnent pour les matchs de football. Mais très peu d’entre elles pensent à accorder une partie de leurs loisirs à l’exercice physique.
La tendance générale demeure cependant au respect du sport et à l’admiration pour ceux qui se maintiennent en forme.
La politique de jeunesse, qui risque de donner une peur névrotique du processus normal de vieillissement, est bonne dans la mesure où, en incitant au sport, elle fournit un moyen réel de conserver un certain avantage de la jeunesse : le dynamisme.

Mais à une époque pas si lointaine, la graisse était synonyme de noblesse sociale et les jeunes gens voulaient avoir l’air vieux pour paraître importants. Aujourd’hui, nos préjugés ont changé.
L’air jeune est devenu un atout mais aussi une course à la jeunesse et l’on vend du rêve.

Le sport pour apprendre un art de vivre

Un scientifique éminent, T.H. Huxley, insistait sur le fait que ses meilleures heures de travail se situaient entre le petit-déjeuner du matin et le repas de midi. Ceci a été corroboré par les études sur les biorythmes et l’incidence de ces derniers sur l’ensemble des phénomènes vivants.
Dans les conditions actuelles de vie, fatigue signifie souvent stress, « angoisse ». Du coup on a presque oublié que c’est une sensation normale après un effort.
Après une marche, le corps est las, mais les idées sont claires. La nervosité est absente car l’effort physique rétablit un état normal.

Lorsque l’on regarde des enfants jouer, on pourrait croire que l’activité physique développe les instincts agressifs. Or, les liens étroits qui existent entre le sport, la santé et la délinquance montrent la force sédative de l’activité physique.
Pour lutter contre la délinquance (une résultante directe par carence du milieu familial et/ou éducatif, par ignorance du « comment » du développement humain et des comportements induits)

Les clubs ressemblent un peu à des maisons dans les quartiers les plus déshérités des grandes villes. Ils accueillent les enfants et les adolescents de tout âge qui peuvent y trouver une atmosphère autre que celle de la rue.
Les animateurs cherchent à éviter à ces jeunes les maisons de redressement et parfois la prison en orientant leurs activités vers des buts constructifs. Le milieu dans lequel évoluent les clubs est composé de gens pauvres, sans qualification professionnelle, de familles très nombreuses, et de minorités étrangères. En outre, la vie dans des logements insalubres encourage les jeunes à se réunir dans la rue.
Et un grand nombre d’entre eux pâtissent d’un mauvais état de santé physique et mental caractérisé par une très grande fatigabilité et l’impossibilité d’entretenir un effort musculaire soutenu.

Les animateurs ont remarqué le côté véritablement formateur de l’activité physique. Les sports individuels ou collectifs favorisent l’affirmation et la valorisation de la personnalité : les sentiments d’incapacité totale, l’impression d’être « bon à rien », le désir de « se venger » sur les autres disparaissent progressivement.
Les sports de combat (judo, aïkido..) apprennent le respect de l’adversaire (de l’autre) tout en permettant de prendre conscience de ses propres capacités de combat ou de négociation car la peur engendrée par l’inconnu est moindre, on a appris à le connaître. Les randonnées aguerrissent et délivrent du trop-plein d’énergie.
Mais les citadins ont des loisirs accrus et moins de facilité pour les remplir activement. Mais la vieille erreur : séparer l’esprit du corps est toujours perpétrée.

Le sport récompense

Lorsque l’on a pris conscience de l’importance de l’exercice physique dans le développement de la personnalité, on a pu vérifier l’influence des sports sur la diminution de la délinquance. Depuis le début du siècle, les faits s’ajoutent pour prouver que la délinquance est dans une forte mesure la conséquence de l’absence d’organisation des loisirs qui augmentent avec notre système social.
Contrariant les facteurs positifs du jeu et des sports, un fait négatif essentiel subsiste. Très souvent, les centres n’attirent pas les prédélinquants qui se sentent peu doués physiquement. Timides, gênés, ils ont peur de se mêler aux autres qui, croient-ils, constateraient leur infériorité.

Le complexe entraîne le désir de compenser par un « mauvais coup ». Les délinquants manifestent leur originalité, leur individualité, par leurs actes agressifs.
Ceci relève, toujours et encore, d’une méconnaissance totale de notre fonctionnement biologique et psychologique ou d’une mauvaise information dans ces domaines. De même, le sport peut empêcher de tricher :
On ne pas se vanter, car tout peut être vérifié au cours de l’action.
On apprend à se connaître et à s’apprécier.
C’est une préparation à connaître sa vraie valeur, sa place par rapports aux autres mais aussi ses possibilités à progresser.

La reconnaissance de valeurs indispensables au sport est utile à la vie sociale. L’esprit d’équipe, la solidarité entre sportifs sont grandement appréciés dans l’exercice d’une profession.
Le sport c’est réagir face à l’environnement ; c’est donc adopter un autre comportement que l’on peut avoir dans sa vie de tous les jours ; un culte volontaire et habituel de l’exercice musculaire intensif ou incité par le désir de progresser, on ne craint pas de prendre des risques inhabituels.

Comme tout le monde et quoi qu’on apprenne, au début on trébuche comme un jeune enfant (et l’on réagit souvent de la même façon, on s’énerve contre soi et surtout contre les autres, on crie…) ; on rechute, ce qui peut renforcer notre croyance qu’on ne puisse y arriver.
Certains paraîtront plus doués ; en fait, ils ont une meilleure maîtrise de leur corps car souvent, ils font déjà un autre sport,

« La pratique du sport forme donc non seulement le corps, mais aussi développe sans que l’on s’en aperçoive de nombreuses qualités telles que courage, énergie, maîtrise de soi, esprit de décision, esprit d’équipe.
Elle apprend le respect de la règle et constitue une préparation sérieuse à la vie en société.  » L’exercice physique est aussi bénéfique à divers points de vue et ses effets sur la physiologie sont grands.

Il préserve la régularité du système cardiaque et de l’appareil respiratoire: en effet, il abaisse le rythme cardiaque –les sportifs ont un cœur « lent « , de quarante à soixante pulsations par minute au lieu de soixante-quinze pour l’homme moyen.
Il tonifie la musculature, il abaisse la tension artérielle, il développe le sens de l’équilibre. Le corps se fait plus « adroit », il répond mieux et plus rapidement aux demandes de mobilité du corps et de l’esprit.
Bien sûr, le sport n’est pas une panacée et il serait stupide de le croire.

Par son action dynamique, il est une continuité de notre propre personne par les effets qu’il exerce sur nous-même et sur l’environnement. L’activité pédestre (balade, golf ….) reste l’activité sportive la plus ancienne et la plus naturelle. Celle où l’on est le plus en contact avec la nature, les changements s’opèrent lentement (une loi sans doute nécessaire et préalable à tout changement, une adaptation progressive) et en même temps celle qui nous permet d’être le plus facilement en contact avec les autres car elle n’accapare pas la pensée, on peut donc discuter avec les autres sans danger pour soi et pour les autres.