9 août 2020

Le cerveau oublié

Un petit dé-clic du cerveau ne vaut-il pas mieux qu’un grand électro-choc ! Une mémoire et une petite transformation, un peu désordonnée certes, mais pas encyclopédique.

Naissance du jeu et comportement animal, les besoins, la génèse des sens et le développement, pour aborder d’autres domaines, …., …des petites expérience pourquoi pas.

Allons-nous « oublier » tous ces souvenirs dans « notre grenier », alors qu’ils peuvent nous aider à construire ou reconstruire notre futur, ce sont nos racines, ils nous sont indispensables.

Ce sont aussi des cicatrices qui ne demandent qu’à s’ouvrir. Ils pourront être la cause de biens des problèmes et des erreurs si on les laisse enfouis, où si on ne vit qu’avec eux, qu’au travers d’eux. Il faudra savoir les faire remonter à la surface pour en parler, les évacuer, les transformer et de nouveau, avancer.

Le cerveau est un agencement judicieux en plusieurs niveaux qui constituent les 3 premières étapes de son développement :

Le « 1er cerveau » dit primaire qui permet de répondre à des besoins comme la soif, la faim, et obéit à des pulsions pour satisfaire aussi à sa reproduction, indispensables à une entité de base qui n’agit que dans le présent, de façon innée.
Il permet à l’animal d’agir par réflexe, sans aucune adaptation.

Le « 2e cerveau » permet de garder des événements en mémoire, pour pouvoir attraper une proie, se nourrir (le souvenir de ce qui a été bon) et pour garder en mémoire ce qui fait mal (agréable ou désagréable), et ainsi se préserver de ce contact et ce par renforcement, l’apprentissage.
Il permet à l’animal d’agir par réflexe conditionné, il peut s’adapter.
Le jeu que constitue l’expérience camoufle déjà la pulsion première.

Le « 3e cerveau », la matière grise, permettra d’anticiper et là est toute la subtilité de la nature. Grâce à ce 3ème étage, l’entité biologique, l’animal, va, déjà, imaginer son plaisir, au travers d’une simple anticipation, c’est le désir, une projection dans le futur.
Une notion essentielle à notre développement.

Le désir le poussera à reproduire une stratégie ancienne qui a réussi, mais aussi à en imaginer une nouvelle, pour arriver à obtenir son plaisir. Il pourra éviter définitivement ce qui lui fait mal, ou alors déployer une autre stratégie pour arriver à ses fins.

Sa survie dépendra de son développement global, de sa mémoire, de son expérience (son acquis), de ses capacités présentes, de son aptitude à affronter et à résoudre les dangers qu’il ne connaît pas, leur combinaison et la connaissance de soi seront une des caractéristiques principales de son intelligence.

Fonctionnement de la trilogie

Cependant on doit toujours tenir compte de l’évolution conjointe des autres et du milieu dans lequel on évolue. Il va donc devoir s’adapter au contexte en imaginant d’autres stratégies par recombinaison de toutes celles qu’il a gardé en mémoire.

S’il ne doit plus envisager de nouvelles stratégies, car le milieu dans lequel il évolue est toujours le même, seul le 2ème niveau sera utilisé, que peut-il en résulter sur le développement global ?

Pus tard, quand ses appendices, ses pattes, deviendront des mains, il pourra fabriquer des outils, qu’il pourra utiliser aussi comme des armes …

Puis bien plus tard, par désir du pouvoir et du jeu que cela implique, il pourra, utiliser un vrai langage ou un faux. Quand il aura compris que, grâce au conditionnement, qu’il peut induire et développer, il pourra posséder… une simple idée qui a fait son chemin.

Un être vivant est une structure complexe, un agencement de différents systèmes qui doivent travailler constamment sous peine de voir se délabrer l’édifice entier. Un édifice qui doit s’adapter aux mondes qui l’entourent.

Observez les animaux en ville pour comprendre que même celui qui nous parait le plus faible ou se trouve dans une situation qui semble désespérée peut s’en sortir. Regardez faire un chat. Beaucoup, vont s’adapter à la ville et certains mieux que d’autres vont interpréter leur environnement, les feux tricolores et les passages cloutés, comme leur assurant une certaine protection. D’autres vont savoir où aller pour avoir plus facilement de la nourriture comme le confort douillet d’une maison…

Combien vont mourir car s’ils se trouvent confrontés tôt ou tard à cette route, à ce monde qu’ils ne connaissent pas. La mort viendra les cueillir car par peur de ce nouveau monde, par inexpérience ils réagiront par réflexe, un réflexe de peur incontrôlée qui les aura tuer par manque de lucidité.

Le cerveau au travail

Le travail, c’est comme le sport, ça fait souvent mal au début puis avec l’entraînement quotidien, on peut arriver à se dépasser, puis à le transformer en plaisir pour finir par y jouer, si on en a vraiment envie.

Mais ne préfèrons-nous pas un beau mensonge plutôt qu’une vérité qui peut nous faire mal ?

Si cette auberge vous convient, on vous y convie, juste pour goûter à nos « tripes ». Nous avons 5 sens : l’audition, le goût, le toucher, la vision, l’olfaction, qui sont un peu, le prolongement de notre cerveau sur notre environnement. Ces organes ne se sont pas tous développés de la même façon, chez toutes les personnes.

Certes, nous avons tous des yeux pour voir, mais environ 40 % des personnes captent et analysent leur environnement sur un mode essentiellement visuel. D’autres sur un mode essentiellement auditif, d’autres encore sur un mélange des précédents et ainsi de suite…
Ceci est capital, car il pourra déjà en résulter une difficulté de communication entre les individus.

Les chiffres que l’on utilise résultent d’études statistiques faites sur une période temps et à notre époque bien définie. On a donc suspendu le temps ; il ne faudrait pas commettre l’erreur de considérer cela comme une réalité immuable, un acquis définitif. Ce n’est qu’un moyen de comprendre comment on fonctionne !

Intelligence des sens

La nature nous a fait le don de 5 sens, selon les espèces animales certains de ces sens ont été privilégiés, pour que l’animal, adapté à son environnement, puisse réagir plus vite. Chez nous comme chez beaucoup d’animaux dits supérieurs, la vision a pris cette suprématie.

Nous avons tous des capacités et des handicaps, nos différences, mais il ne faut pas se leurrer soi-même même si on peut tromper les autres. Nos capacités ne se développeront, et nos handicaps ne se transformeront, jamais par hasard.
Jamais sans un « travail » de fond, la patience sera ici une de nos vertus principales.

Prenons le cas d’une personne ayant un handicap visible, et nous en avons tous, même s’il ne se voit pas, du moins on le croit. Une personne trisomique, par exemple.

Son développement dépendra essentiellement du discours de son entourage et du regard que l’on pose sur elle (protection et encouragement seront tout autant aussi ). Ce qui dépendra, en grande partie, de nos capacités, de notre aptitude à nous mettre à son niveau, à sa place pour qu’il puisse ensuite travailler à se développer seul, nous allons l’inciter à vivre.

Une vie qui sera plus difficile, car sa différence est tellement évidente, mais pourquoi pas une vie dans une certaine indépendance, avec une certaine autonomie, une vie où il pourra s’épanouir, peut-être !

Malgré sa différence, il lui faudra s’accepter tel qu’il est, cela demandera de sa part une volonté peu commune comme tous les handicapés qui ont conscience de leur handicap, mais vont avancer, outre mesure !

Imaginez son désarroi non pas qu’il soit obligé de se voir tous les jours, on finit par s’habituer à tout. Mais aussi par détester ce que l’on voit si cette image ne correspond à celle que les autres nous renvoie.

Pourra-t-il jamais cacher sa différence !

Que représentera-t-il aux yeux des autres ?
Une peur enfouie, une crainte devant l’inconnu, notre fragilité existentielle …?

Le regard que les autres lui porteront lui rappellera à chaque instant qui il est, et comment vous le considérez, la pitié pourra être le pire des sentiments à lui communiquer.

Sauf si vous avez su lui donner la seule chose qui lui soit vraiment nécessaire, cette force qui lui permettra de remonter la pente, lui donnera le goût de vivre et le rendra libre d’agir et de passer outre sa condition, à vous de décider; bien sur ce n’est aussi simple car celà dépendra aussi de lui, de la façon dont il perçoit ce que vous lui donnez.

La science oublie d’intégrer dans ces équations les sentiments et comment cela serait-il possible puisqu’ils se développent progressivement, en fonction de ce que nous donnons puis que nous échangons.

Dans le pire des cas, on voit des individus qui trouvent malgré tout la force de sortir de leur condition, alors que tout les destinait à une évolution défavorable, une certaine rage de vaincre l’inacceptable, parfois au mépris des sentiments.

Cette douleur qu’il ressent, car il n’a pas mérité ce mauvais coup du sort que la nature lui a réservé, cette profonde blessure, il pourra la transformer avec votre aide même si son sort ou son aspect peut sembler à première vue, insupportable. L’accepter, c’est accepter nos différences.
Sans développer ni honte ni sentiments de culpabilité.

Et même si, dans notre monde, il est un individu, en apparence, moins évolué, n’en est-il pas moins un des plus sensibles.
Il pourra nous donner des leçons, de courage entre autres. Et qui vivra verra !

Ainsi, en l’enfermant pendant des années on a évité ce qui pouvait nous être désagréable, notre propre fragilité.

Mais tout peut nous déranger, et comme chacun est différent, tout finit par nous déranger, on finit par s’enfermer chacun chez soi, dans notre petit monde. Une forme de démence commencera à pointer son nez, sous notre crâne, qui privé de tous ses liens indispensables commencera à se vider, peu à peu, de sa substance, et l’on cherchera des causes qui n’en sont pas vraiment … !

D’après une enquête récente il ressort que le QI mondial augmente ! Quoique le QI ne soit représentatif que d’un mode de fonctionnement. L’intelligence serait-elle en augmentation mais quelle forme d’intelligence ?

COMPORTEMENTS ANIMAL ET HUMAIN

JEUX et ÉVOLUTION

Dans la vie, il y a ceux qui ont un petit appétit et ceux qui ont un gros appétit. Ceux qui se mettent au régime et ceux qui apprécient trop la bonne chair. Ceux qui ont envie, ceux qui n’en veulent plus, ceux qui n’ont plus d’envies et ceux qui se laissent entrainer. Entre ces extrêmes, il y a nous, peut-être.

Mais n’avez-vous pas envie de connaître de nouveaux goûts ?

Quand on observe les enfants et leur façon d’agir, on ne peut que penser à nos amies les bêtes. Le jeu c’est une façon de voir la vie et de la prendre, un développement très particulier et une relation qui peut nous coûter « très cher » si on n’y prend garde. Une relation avec un objet ou une personne qui peut devenir une passion et à laquelle on peut s’enchaîner très rapidement.

Mais tout cela a commencé, il y a bien longtemps, du temps où nous étions encore des animaux.

De nombreux auteurs ont développé le sujet dont Boris Cyrulnik (éthologiste et psychiatre), John A. Byers (biologiste), Tim Caro (éthologiste), Jane Goodal (primatologue), Konrad Lorenz … On peut le voir encore, si on prend le temps d’observer, comme ces ours qui descendent à la ville pour s’amuser avec les chiens.

On pourra noter que les jeunes animaux sont bien plus créatifs que les adultes. Ils ne connaissent pas leur monde, ils n’ont donc aucun automatisme, ils imaginent ce qu’il voudrait qu’il soit.

Le jeu est un entraînement à la vie.

Parfois les jeunes arrivants se fatiguent tant à jouer qu’ils tombent sous les crocs d’un prédateur à qui le manège n’aura pas échappé. Une inconscience dont le prix à payer sera la mort.

Même les bouquetins agissent de la sorte avec leurs petits, poussant les plus paresseux à risquer leur vie à chaque instant, à s’adapter à ce milieu qui semble si hostile mais qui les protègera.

Les mères ne les poussent pas de façon inconsciente, mais elles savent qu’elles devront se séparer de leur progéniture et même si en apparence ce lien maternel peut sembler superficiel, mais peut-être est-il plus fort que le nôtre, elles le font car sa survie en dépendra.
Même si la douleur que peut leur causer la perte d’un jeune ne se voit pas autant que chez nous. Elles auront sans doute très mal quand un petit viendra à tomber !

Un terrain de jeu qui deviendra un terrain d’apprentissage pour devenir un lieu de vie.

Le jeu va permettre de développer une habileté hors pair sur ce type de terrain, surtout qu’ensuite il faudra acquérir un territoire ou un statut au sein de cette société.

En jouant ils apprennent les règles. Dans notre cas allons nous continuer à jouer à l’âge dit adulte, avec les mêmes habitudes que l’on a instauré étant enfant ?

Les jeux auxquels les animaux se livrent sont représentatifs de leur vie à venir, le renard aura tendance à jouer seul contrairement aux chiens sauvages qui chasseront en groupe.

Ne retrouve-t-on pas ce type d’attitude chez les enfants ?

Tous les jeux semblent bien codifiés, sans avoir la violence d’un réel combat, mais tout en étant une initiation. Le gémissement de l’un des combattants suffit à faire arrêter le simulacre de combat. On peut même noter des signes de plaisirs évidents, comme la bouche entrouverte et détendue… Tous ces signes, ces attitudes font comprendre l’intention de l’animal.

Le jeu permet de ritualiser les contacts entre les individus et de canaliser leur agressivité.

Si le rituel ne s’instaure pas, l’agressivité prendra le dessus.

Les modèles de jeux se calquent sur les gestes des parents dans toutes les sociétés « animales » organisées.

Les choix des jeux préfigurent la vie future des animaux ou des « humains » (leur donner certains jeux comme des voitures les orientent déjà sur cette « voie de garage »… ).

Les jeunes primates apprennent à se sexualiser et se font des offrandes. Le cadeau, devenu un rituel sera un prélude à l’accouplement.

Les jeunes découvrent leur corps puis ensuite celui des autres.

Dans la nature, il n’y a aucun interdit.

Ainsi les jeunes singes ont une certaine immunité sociale pendant toute une période pendant laquelle les adultes tolèrent leurs écarts. Ils vont se livrer à des relations sexuelles qui n’en sont pas vraiment.

Par le jeu, l’individu devient plus social et plus souple face à des situations inconnues.

Pour établir leur domination et être au sommet de la hiérarchie, les chimpanzés vont oser l’intimidation et la démonstration de force.

Le jeu est une étape vers la liberté, une façon d’échapper au réel.

On peut remarquer que les reptiles et les amphibiens, dont le cerveau est primitif, sont ceux qui jouent le moins.

Dès lors qu’une espèce se libère de ses fonctions premières comme la recherche de nourriture, la reproduction, la naissance du jeu est proche.

Beaucoup d’animaux jouent plus souvent pendant la saison des pluies car la nourriture est abondante et facile à obtenir.

Privés de cette capacité, les reptiles et les amphibiens restent esclaves des conditions climatiques et l’hiver, ils cherchent refuge sous terre.

Les animaux à sang chaud échappent à cette condition.

Par le biais du jeu et du rêve, les animaux réinventent-ils leur monde ( tout comme nous)  ?

On a tous vu des scènes surprenantes, comme un lapin nain qui court après un chien, un berger allemand, pour lui sauter au cou et le mordre. Un jeu qui n’échappe à personne car le chien pourrait n’en faire qu’une bouchée.

Tous les passionnés qui ont pris le temps d’observer les animaux savent ce qu’est de lire la joie, la peur, l’incompréhension ou la tristesse dans les yeux d’un animal. Observez-les pendant un long moment, dès que vous en aurez l’occasion, vous risquez d’être surpris.
On peut noter que l’absence de jeux, ou certains types de jeux morbides, est annonciatrice ou révélatrice de troubles ou de pathologies graves, mais qui apparaîtront plus tard.

Un adulte qui est « malade » ne pourra transmettre aucun savoir, on l’observe chez les jeunes chimpanzés qui s’arrêtent de jouer pour s’enfermer dans une attitude dépressive.

Il suffit de voir faire les autistes pour comprendre, leurs jeux sont centrés sur eux, ils sont incapables de développer des relations avec les autres, au travers des jeux.

En parlant de l’animal, on ne peut pas dire qu’il soit bon ou mauvais, la mère va apprendre au petit ce qu’il faut savoir pour survivre dans son monde. Il existera des différences comme chez nous les êtres dits humains : nos prédispositions qui vont s’exprimer en fonction de notre milieu. Il y en aura des plus combatifs, des plus hargneux, des plus paisibles, ou les deux à la fois… qui sembleront mauvais, mais rien n’est moins sûr, ils le seront devenus de par leur caractère plus hargneux ou plus paisible … juste une prédisposition à être.. qui s’est révélé das un contexte favorable à son éclosion, qui suivra son évolution pour se développer et le demeurer. Chez l’homme, cependant, comme dans certaines maladies, rien n’est jamais complètement irréversible, un travail personnel nécessaire.

Tout cela n’a-t-il pas été créé pour maintenir un certain équilibre dans le temps, le seul moyen dont pouvait disposer la nature pour réguler notre biosystème pour arriver au moins à nous ?

Aussi dire que c’est notre coté animal qui se réveille, notre mauvaise nature profonde, lorsque l’acte que l’on commet est répréhensible ou jugé mauvais, est une ineptie car l’animal n’est ni meilleur ni pire que nous. Il pourra commettre comme nous des actes que nous qualifions de répréhensible … comme un viol … en fait leurs comportements seront si proches des notres en fonction de leur degré d’évolution, mais moins « maquillés ».

Un comportement à l’état brut, car n’ayant pas cette couche encéphalique qui peut servir à envelopper un acte et le rendre plus complexe. Ils pourront avoir des comportements homosexuels …, ils pourront régler leur discorde non par la guerre tel qu’on se la représente mais par des rituels sexuels selon les espèces. Dans l’espèce humaine, il faudra savoir enlever ces couches successives pour en pénétrer l’intimité.

L’animal est seulement un plus enfermé et prisonnier de sa génétique, de sa condition animale, avec moins de capacités d’abstraction pour se projeter dans le futur et une impossibilité à fabriquer des outils qui vont se complexifier grâce à notre technologie. La technologie qui nous permet déjà de nous extraire de notre condition, tout comme la pensée.

LES BESOINS

Maintenir en vie l’entité que nous sommes, notre structure mentale et physique.

Le sommeil ….

Le rêve : un besoin indéniable qui nous permet de quitter ce contexte… qui aide notre organisme à …. on l’abordera un peu plus tard.

Le sexe : SÉRIEUX S’ABSTENIR OU PAS SÉRIEUX SE RETENIR; çA DÉPEND POUR QUI ! un chapitre particulier que l’on pourra développer mais à ne pas mettre entre toutes les langues.

Un besoin au travers duquel tous nos sens pourront se réveiller, s‘exprimer et se développer. Un contact direct de nous même, de notre nature profonde avec celles d’autres personnes. Comme lorsque l’on part à l’aventure, il faudra toujours connaître le « milieu » dans lequel ou sur lequel on va évoluer car ce n’est jamais tout à fait le même. Le sexe va nous fasciner par la crainte que l’on peut éprouver à toucher ce nouveau « monde », par la fierté que l’on pourra resentir à planter notre étendart dans ces monts tant convoités qui s’offrent à tous les regards.

Et si on décide de lever autre chose que nos yeux sur cette personne sur qui notre regard gourmand s’est posé, car le désir de l’accaparer est tellement violent qu’il stimulera notre imaginaire et nos fantasmes, l’excitation pourra alors atteindre un paroxysme tant recherché, une jouissance extrême qui est à chaque fois différente selon les contextes que l’on crée.


Si ce sentiment d’attirance est partagé pourquoi pas. Mais le plus souvent à partir du moment ou l’attention de l’autre a été capturée, on sera près à dire et à faire n’importe quoi. À négocier notre « moi » pour s’approprier cet autre « corps“qui nous pompe l‘esprit et pourrait nous donner du plaisir mêler au notre.

Un plaisir pour lequel on sera près à tricher, à mentir à faire croire celui que l’on n‘est pas et tant que l’autre personne y croit, on accentuera notre image. Une manipulation qui pourra porter tort aux deux personnes, l’une ne voyant pas la réalité, l’autre la déguisant pour satisfaire au besoin que la première manifeste.

Mais dites-moi n’allons-nous pas aussi favoriser un déséquilibre naissant ou en créer un, si cette autre personne ou nous-même avons une relation avec une autre personne.
La vie est parfois si ennuyeuse qu’il faut bien la combler de tous ces vides que l’on a créé pour satisfaire notre désir de croire que l’on peut encore plaire et cette aventure semble si extraordinaire. On pourra toujours « jeter ce corps » quand il ne présentera plus d’intérêt plus tard, les prétextes que nous trouveront ne manqueront pas… puisque tout est devenu objet de plaisir.
Et si nous même nous nous prenions à notre propre jeu qui sait s’il ne pourra pas se transformer en un vrai piège. Pour ensuite devenir une prison dans laquelle on se sera laisser enfermer par nos hormones ou nos sentiments, si de plus on veut y enfermer « cette autre personne“, le jeu se compliquerait-il ? Nos faux semblants nous aurait-il tromper sur nous-même ?

Le pauvre bougre il a été atteint de cette affection qui le lie à cette « objet » là, une drôle d’infection que l’attachement et les sentiments qu’ont les êtres vivants pour tout ce qu’ils touchent, un mélange de respect, de tendresse, de compassion , de passion … d’amour dit-on, « peuchère » comment m’en défaire si je peux !

Sur quoi allez vous compter le plus pour votre vie, les apparences, ne risquez-vous pas de devenir un produit de consommation ? Quoique si le produit est bon, pourquoi sans passer !

L’objet : un produit de notre fabrication qui sera parfois unique car la personne aura mis tant de « coeur » à l’ouvrage pour le réaliser, tant de travail pour le rendre presque parfait, un peu comme chacun de nous peut le devenir, des objets qui vont nous donner tant de »valeur »et nous mettre en « chaleur ».

Un objet qui pourra être porteur de tant de souvenirs et  »une si grande valeur « sentimentale » on ne peut que lui concéder une grande importance, donc un prix élevé, il deviendra un symbole.

Son prix sera-t-il toujours un reflet de sa valeur réelle ou juste une image? Des objets sur lesquels on va projeter nos sentiments et auquel on va accorder une « vie », un comportement étrange mais pas si étonnant …quand on voit ce que nous sommes, n’a-t-il pas fallu mettre cette petite touche de sentiments dans nos « esprits » et qu’ensuite nous les développions pour que l’on vive et qu’on en ait le désir.

Pourquoi ne pas utiliser tout nos sens et ce dont nous a pourvu la nature, quoique si on en abuse, comme toujours et que cela devient notre seul drogue, on risque de ne pas y touver que du plaisir mais parfois de la douleur, un singulier mélange des genres.
Il y aura bien sur ceux qui voudront montrer que tout est possible , il étaleront leur vie et les interdits qu’ils ont franchit comme autant d’exploits exceptionnels qu’ils auront accomplis, cela s’est vu à toutes les époques !
Finalement , ce n’est pas si mal si les autres ne réagissent pas, n’osent pas franchir le pas des interdits car en ce cas de quoi pourrions nous meubler notre « existence », et parfois même en vivre en leur montrant ce qu’ils peuvent faire ou ne pas faire, juste une question de programmation. Il faut bien se battre pour quelque chose et défendre des idées qui soit dit en passant sont bien vieilles, sont-elles dépassées ?
À chacun de décider de tracer son propre sillage envers et contre son codage socio-culuruel, pourquoi pas avec !

Que d‘énergie dépensée à tenter de convaincre de façon inutile ceux qui n’ont jamais fait la démarche d’examiner de nouveaux horizons, craignent-ils leur nature profonde ?

Que temps on va passer à cela, alors que dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, tout doit se vivre et seule notre expérience personnelle compte, mais il y a toujours des risques en contrepartie !

Tendresse, douceur, violence …, guerre, amour et paix tout est posssible et tout a été débattu, un monde fantastique et délirant que l’on pourra créé à deux …ou plus et si l’habitude vient ici aussi briser ce lien, alors il restera à explorer de nouveaux chemins.
On est curieux et on aime pénétrer l’intimité des autres… connaitre leur vie et leur réaction. Un public qui est devenu voyeur par l’habitude ou par notre désir de connaitre l’imagination et les fantasmes des autres ?

Les individus ne peuvent-ils pas imaginés seul ou à plusieurs ce qui peut leur plaire réellement ? Ont-ils toujours besoin de l’imagination des autres pour tenter de nouvelles expériences, quoique pas si nouvelles quand on connait l’histoire de civilisations antérieures.

L’imagination des autres peut certes nous entrainer. Malgré tout, on peut se demander s’ils connaissent leurs besoins et quel distinction ils font entre leurs besoins et leurs sentiments, s’ils sont capables de séparer ou de mélanger les genres. Et les répercussions que ce vécu pourra avoir sur leur personne et les autres, sur leur comportement global dans l’avenir.

Ce sujet nous préoccupe beaucoup car il s’agit à notre époque « libéré », d’un interdit que l’on va franchir et c’est un des rares moments de plaisir partagé au cours duquel on peut atteindre des sommets très très élevés de plaisir bien entendu, mais aussi ce « sentiment unique » qui fait que l’on va croire à l’impossible.

Ici aussi on pourra en faire un jeu, si bien entendu on décide que c’est un jeu, et si on a appris à jouer car on en fait parti intégrante. A-t-on vraiment le droit de jouer si le partenaire ne joue pas. Quelles règles allons-nous nous fixer ?
C ’est l’usage que l’on va faire de nous même, mais aussi des autres qui pourra se retourner contre nous ou nous aider avancer mais avoir aussi tant de répercussions sur les autres !

Il ne faudrait pas se lancer la dedans comme dans une course car ce n’est pas une course, encore moins une compétition. Sans avoir surtout un minimum de feeling, de perception, chère expérience attendez-moi. Ou trop vite car trop pressé, par méconnaissance de nous même de nos réactions et de celles des autres, surtout quand on est jeune, on peut en payer les conséquences et établir des relations de cause à effet qui n’en sont pas vraiment.

Un contexte défavorable ou favorable que l’on aura créé, sans le savoir.

Allons-nous établir une comptablité comme la garante de notre pouvoir de séduction sexuel ?

Bref, mieux vaut éviter de donner des conseils, car on se réfère à notre expérience. On peut prévoir une évolution si connait tous les éléments et les interactions en jeu, mais quant on les vit on change si souvent d’avis.

On présuppose, on se rassure soi-même et l’autre … le mieux serait sans doute de ne jamais rien promettre … juste agir pour le meilleur … le pire je vous le laisse si vous le voulez pour votre bien .

Une balance entre notre plaisir souvent excessif et celui d’autrui.
Il ne faut jamais voir les individus par rapport à soi, les comparer, on risque de développer des complexes qui n’existent pas hormis dans notre « testasse ».

Il faudra naviguer entre le désir de faire du bien et le plaisir de faire du mal, ici on fixe nos limites mutuelles à la douleur parfois, pas comme dans la vie où ça peut nous tomber dessus, sans contôle !

D’ailleurs parfois on ne controlera plus rien, notre plaisir entrainera notre corps là ou l’on n’aurait pas songé aller fouiller , il ira pourlécher toutes ces pouliches qui ne songent qu’à s’ébattre joyeusement dans ce champ sans enclos …

Toutes les relations sont possibles à condition d’en prolonger le désir.

Le désir qui est sous-tendu par la peur et l’encouragement ; la punition et la récompense ; les caresses et …. ;

Toutes ces limites sont floues et dépendent pour une bonne part du contexte, du lieu, des odeurs, …. dans lequel on se trouve immergé à un moment donné et personne n’est jamais certain de ces réactions si par méconnaissance de lui-même il ne connait pas ses limites à la douleur physique ou mentale qui viendra plus tard,…………..

Voulez-vous changer vos seins ou votre sexe sexes ….et transforme votre apparence et si on implantait des cerveaux ou des processeurs, la demande serait-elle importante pour nous transformer encore un peu plus ?

Quand on voit l’usage que certains font de leur cervelle on pourrait leur mettre… un peu profond du « siliconcarne », un vrai plat de résistance !

Un de nos si indispensable besoins :

Le contact que l’on pourra établir avec toute chose et toute personne ; cela pourra se faire, aussi, au travers des livres.
Notre cerveau primaire réclame ce contact, dès notre naissance et bien avant, peut-être, c’est un besoin au moins aussi important que celui de manger, c’est par ce contact que vont se déveloper toutes sortes de sentiments.


D’ailleurs ce contact pourra s’établir plus tard au travers du sexe.
Chaque chose en son temps et il ne sert à rien de hater le passage à l’age dit « adulte ».
Cet âge ou nos hormones et le parfum de celles des autres guideront une grande partie de nos paroles, de nos actes et même de nos … sentiments. 
Ce n’est pas pour rien que notre sexualité débute à l’adolescence, car il y a tant d’éléments à mettre en place auparavant pour notre équilibre ou notre déséquilibre. Ce développement se poursuivra longtemps. Et pour certains la maturité, l’age adulte ne sera jamais atteint, un plant que l’on peut faire croitre comme on peut développer tout ce qui se rattache à notre personne.

Y aurait-il une recherche de la belle forme, un regard très particulier que nous portons sur notre « environnement » et qui a débuté dans notre plus tendre enfance ?

GÉNÈSE DES SENS et DÉVELOPPEMENT

Des études faites dans le domaine de l’imagerie médicale montrent :

– Les enfants abandonnés qui ne sont ni caressés ni grondés présentent une diminution de la taille du cerveau primaire et d’autres réactions en chaîne avec notamment diminution du sommeil lent (sans compter la cascade de réactions hormonales qui s’ensuit), diminution de l’hormone de croissance indispensable au bon développement de tout notre organisme.

On voit combien une absence de liens, bien qu’externes à notre corps, est mal vécu par notre cerveau : aucune interactivité possible. Le contact : un mode de communication indispensable qui se passe de tout commentaire, parfois

Mais tout ceci est tellement banal que l’on n’en a même plus conscience.

La preuve scientifique incontestable que la science exige toujours a été, ainsi, apportée sur la nécessité d’une relation avec l’entourage qui exerce un effet stimulant sur notre cerveau et par voie de conséquence sur nos différents systèmes, un encouragement à vivre.

Réclame-t-il ce dont il a déjà bénéficié avant notre naissance ?

Il faudra passer beaucoup de temps pour apprendre à un enfant à s’améliorer, à apprendre la valeur de chaque chose et de chaque être vivant dans la vie.

Non par un dressage : car en lui disant « fais pas ceci, fais pas cela » ou « fais ceci, fais cela » il risquera plus tard de continuer sur la même voie. Vous lui aurez juste appris à agir, ou pas, en fonction d’un ordre, à répondre à un stimulus donné et la réponse sera toujours la même, sans aucune adaptation au contexte, même parfois à l’opposé de ce que vous souhaitez quand il dira non, sans aucune adaptation, aussi.

Le jour où il prendra vraiment conscience, alors il pourra devenir violent contre lui ou les autres, et personne ne comprendra.

Car personne ne lui aura appris à « réagir », à être dynamique, c’est-à-dire faire valoir son droit à la parole, non pas juste un automate régulé par des stimulus externes. On ne devrait pas s’étonner des résultats qui sont ce que nous constatons.

Il faudra être patient, expliquer sans cesse, bien que cela dérange nos habitudes, que cela nous fatigue, car pour nous tout ceci est tellement banal, mais pour lui c’est un monde inconnu, à découvrir et il lui faudra savoir réagir et s’adapter avec les moyens que vous lui aurez appris et mis entre les mains ou dans la tête.

Nos cellules cérébrales : les contacts qu’elles établissent avec d’autres font qu’elles reçoivent en retour des facteurs trophiques lorsqu’on les utilise.

D’ailleurs, ces bébés seront capables d’apprendre très tôt, ils ont une pré-programmation qui ne demande qu’une chose que l’on s’occupe d’eux.

Ils tentent de vous le faire comprendre car quand ils pleurent, c’est que parfois ce que vous leur présentez ne leur convient pas, mais saurez-vous interpréter ses pleurs si vous ne savez pas, si vous ne sentez pas ce besoin.

Ils ont soif de nouveautés, non pas dans le sens d’une consommation comme c’est le cas souvent pour nous mais, dans le dessein d’enrichir leur savoir et ce, en fonction, de leur structure cérébrale innée.

Pourtant, très vite, et conscient de cela, on va leur proposer toutes sorte de nouveautés, grâce aux images qu’ils réclament et qu’ils vont ingurgiter. Pour ensuite pouvoir leur vendre des objets ou des animaux, mais dont ils se lasseront très vite car un objet n’a pas de vie, et un animal si peu d’interactivité, parfois, qu’il le délaissera comme un objet, et l’animal finira par ne rien représenter de vivant.

Notre mémoire n’a-t-elle pas oublié de lui apprendre à respecter toute forme de vie.

Le fœtus va percevoir dans le ventre de sa mère une réalité sur le monde extérieur, très rapidement il va entendre, sentir et mémoriser, il y aura continuité de cette perception après l’accouchement.

Il n’y a pas si longtemps on croyait que le fœtus n’était qu’un tube digestif !

La réalité nous montre que très tôt se mettent en place les organes des sens et que le fœtus, ce petit être est capable de percevoir, bien que tous ces systèmes soient immatures.

D’ailleurs il existe des échanges perpétuelles entre la mère et l’enfant, des cellules qu’ils échangent et qui vont se fixer sur des organes, et que leurs systèmes immunitaires tolèrent, mais…. on y reviendra.

Nous recevons, donc, de notre environnement, une nourriture psychique et physique. Pourtant, on peut constater que notre cerveau se situe dans une longue chaîne qui se prolonge à l’extérieur, par notre peau et nos organes sensoriels, jusqu’à quelqu’un d’autre ou autre chose. En retour, si le cerveau est satisfait par ces liens, il permettra d’autres réactions et voudra créer d’autres liens du même type.

Cette nourriture qu’on lui donne et dont il a besoin, certains vont en profiter pour nous abuser, et si on se sent souvent trompé, donc déçu, on va chercher à établir des liens avec autre chose ou une autre personne, on décale, on compense.

On peut jouer la carte de l’indifférence et cultiver cet état. On peut jouer la carte de la révolte : une réaction excessive qui n’aboutira souvent qu’à notre propre destruction sans rien proposer de constructif.

Par ailleurs, si cette nourriture est toujours la même, notre cerveau finit par s’en lasser, alors on va s’émerveiller devant une nouvelle voiture, un nouvel animal ou une nouvelle femme, ou un nouveau partenaire si extraordinaire, mais qui deviendra tôt ou tard notre ordinaire, si le contexte n’évolue pas, s’il n’existe aucune évolution commune.

On a mis en place des automatismes ; on a créé un monde fictif dont la grande majorité de personnes sera complètement dépendante ; puis on dirigera le troupeau lentement mais sûrement vers le « stade » final puis le « mouroir » final.

Les sentiments sont-ils utiles au développement de notre cerveau ?

Est-ce juste un ordinateur, qui réagit à quel langage : le symbolique, le corps, les mots, le toucher… À quoi réagit-il dans notre cas…  Les relations entre les personnes sont basées sur des notions d’intérêts… non c’est faux. Ce n’est pas la bonne leçon, les liens entre 2 personnes sont plus forts, c’est de l’attachement, mais dans quelle optique ? Je ne sais pas, on ne m’a pas appris, je ne me souviens plus … l’oubli quel bonheur ! La tendresse, à quoi ça sert ?

Peux-t-on changer notre nature profonde ?

D’après une étude faite aux USA et portant sur un groupe de quelques dizaines d’enfants, on a observé : un enfant altruiste qui prête spontanément ses jouets devient un adulte altruiste.

C’est une tendance innée à sympathiser avec les autres, à les comprendre et à s’en préoccuper.

Beaucoup vont en profiter, est-ce leur rôle ?

Le partage et l’aide forcée ont un effet nul, voire contraire.

On doit noter une différence entre la sympathie et l‘empathie égocentrique : c’est celui qui se préoccupe surtout des effets que les émotions des autres ont sur lui, ces effets ne le poussent pas à aider les autres au contraire, il fuira ceux qui souffrent. (N’en tirez aucunes conclusions hatives)

C’est d’ailleurs pour cela que les individus que vous croisez dans la rue préfèreront vous dire que tout va bien quand vous le leur demandez, de peur que vous les fuyiez, car ils agissent si souvent de la sorte.

Vous êtes une réalité qu’ils ne peuvent avoir en face : un problème, il faut le fuir !

Quel individu va se développer le plus en fonction du milieu qu’il engendre, du temps qui passe et du contexte qui change ?

Il y a chez l’être humain des organes qui peuvent fonctionner séparés de l’ensemble du corps (peu de temps) et des organes qui peuvent réagir hors de leur système, mais d’autres sont si étroitement liés, qu’ils ne peuvent fonctionner que dans le cadre fixé par la nature.

Ne sommes-nous qu’un amas de cellules dont le fonctionnement serait comparable à celui d’une usine biochimique, un ensemble d’hormones et neuro-hormones, mais une usine dépend de son environnement et des relations établies aves ses clients et les autres entreprises ?

Nous avons deux hémisphères cérébraux, mais l’un procède surtout de l’analyse logique et l’autre travaille en partie dans l’imaginaire, un troisième cerveau dit « primaire » serait le centre des émotions, c’est le système limbique, le plus ancien.

Aucune machine ne peut l’avoir, serait-il un des plus importants ?

L’hippocampe, à proximité du système limbique, est le siège de la réception des mémoires qu’il répartira ensuite dans les aires cérébrales correspondantes, à la surface du cerveau.

Le premier possède la capacité de fonctionner de façon quasi automatique, mais il a besoin de références, qu’il trouve sans cesse autour de lui.

Le second a la capacité de trouver des solutions en recombinant nos références : une nouvelle stratégie, un rêve qui deviendrait une réalité, une nouvelle représentation du monde.

Le troisième est indissociable des deux autres. Son bon développement résulte des contacts établis avec notre environnement au travers du langage affectif, parlé, des contacts.

Tout cela est très schématique car les expériences faites dans ces domaines montrent que les cloisonnements n’existent que peu, ainsi les émotions seraient réparties sur l’ensemble de la structure cérébrale et elles seraient indispensables pour guider nos actions.

Ce qui relève de la logique car la peur est nécessaire tout comme le stress qui en résulte pour être lucide. Il faudra la gérer tout simplement en diminuant le stress qui nous paralyse, s’en libérer, par une image, une odeur, un souvenir qui nous remet dans des conditions de pensées positives. La joie peut au contraire nous faire baisser la garde avec un sentiment de victoire qui peut entrainer notre perte… car s’il n’y a plus de peur on s’éloigne de la réalité.

Mais selon le type de réponse choisie, la perception est différente :

Une préparation à la fuite augmente la perception de la douleur contrairement à ceux qui se préparent à affronter la douleur, à l’action.

Ils ont un fonctionnement enchaîné, lors de la mise en mémoire d’évènements extérieurs, l’ancrage se fera d’autant mieux que les émotions qui s’y rattachent sont vécues intensément. Si les émotions sont trop intenses, cette empreinte pourra créer toutes sortes de problèmes qui relèvent de notre inconscient, si on oublie ce qui a été vécu comme un traumatisme. La mise en mémoire fait intervenir la fréquence (l’apprentissage) et l’intensité, mais aussi d’autres processus plus complexes.

Le plaisir vécu est celui qui nous donne le plus de satisfaction mais, pour en avoir encore plus, il faut de l’interactivité, une possibilité de progresser sans cesse, pour éviter de s’endormir sur des habitudes. Cela dépendra des relations établies avec notre entourage.

Vous pensez à une activité, l’imagerie médicale montre une réaction cérébrale aussi intense des aires correspondantes comme si vous faisiez cette activité, alors que votre corps demeure immobile.

Notre cerveau est constitué de modules qui s’activent simultanément, reliés entre eux par des réseaux innombrables.

La pensée est un phénomène mouvant, riche en informations, l’intelligence est la faculté d’adaptation perpétuelle du réseau et des éléments qui le composent, en fonction du contexte.

On a cru longtemps que les aires cérébrales avaient des limites bien précises, mais l’imagerie médicale nous montre que la frontière n’est pas aussi nette, ainsi une aire dévolue à la vision va dans certains cas, comme chez un aveugle, avoir une activité lors de l’audition, le cerveau se réorganise.

Par ailleurs, vous savez très bien que sans imagination et les émotions qui s’y rattachent, nous ne serions pas à ce stade de notre évolution.

Les enfants (d’après une enquête récente) utilisent de moins en moins leur imaginaire ?

Si la nature nous a doté du désir, c’est qu’elle avait sans doute de bonnes raisons, de le faire, à votre avis ? 

N’est-ce pas une erreur fondamentale que de le supprimer par une satisfaction immédiate ?

Ce que le cerveau ne trouve pas dans la réalité, il le puise dans l’imaginaire par besoin ; laissez les rêver et créer, les jeux vidéos sont un plaisir facile, un monde fermé en 3 dimensions. Quand il n’y a pas de place pour l’imaginaire, on peut s’en lasser. Il faudra toujours plus d’action pour pallier ce besoin de nouveautés et parfois, cette absence de langage !

Le cerveau en demandera toujours un peu plus.

Mais il lui faut, au moins, tous les jours ses doses de plaisir, de sensations, de mouvement, de rire, et de douleur… Pour son plus grand équilibre, il fera appel à des mécanismes compensateurs. Il ira chercher, ce qu’il n’obtient pas dans la réalité : son plaisir .

Il cherchera de façon quasi-automatique à obtenir ce qui lui manque dans ses habitudes ancrées. Pour compenser, vous fumerez un peu plus si vous vous êtes senti agressé, vous mangerez un peu moins ou un peu plus pour d’autres personnes, vous chercherez à vous amuser un peu plus, vous chercherez à lier le dialogue avec quelqu’un d’autre, vous aurez envie de peindre … en fait chacun de nous va adopter un comportement particulier …!

Les organes sensoriels permettent l’enregistrement, une caméra : les yeux ; le son : l’ouie, etc… En fait, ils sont bien plus encore.

Expériences :

L’olfaction tient aussi un rôle primordial car elle stimule notre cerveau limbique (comme chez les animaux), quand on respirera une simple molécule, cette odeur sera toujours imprégnée de sens car elle sera, souvent, associée à un souvenir.

La privation de l’olfaction, comme dans certaines maladies génétiques, exerce un puissant effet sur le système neuroendocrinien ; privés de certaines hormones indispensables, les individus seront androgynes.

Ils auront un grand mal à concevoir une différence entre l’homme et la femme.

Le repas d’une mère imprègne si fortement le liquide amniotique que l’on peut le sentir à l’accouchement.

D’autres travaux nous montrent que notre système visuel interprète les couleurs ; en fonction du contexte visuel, des sons, de la forme …

Nos yeux sont bien plus qu’une simple caméra. La couleur ne serait pas non plus innée comme on l’a longtemps cru mais serait liée aussi à l’expérience et à l’action, à notre expérience.

Tout notre environnement nous est utile et nécessaire !

Mais le cerveau réinterprète sans cesse les données en fonction du contexte et de nos propres sensations.La polémique n’est-elle pas une preuve de notre fonctionnement ! Une autre expérience faite avec des chatons montre : (faisons ici abstraction de notre… cruauté)

-Des chatons sont attelés à un chariot que les autres tirent et ce dès leur naissance ; le reste du temps, ils sont dans l’obscurité.

Après quelques semaines, on les relâche. Les chatons qui tiraient l’attelage se comportent normalement, les autres se conduisent comme des aveugles, ils se heurtent aux objets… Ceci montre que la vision, c’est d’abord guider notre action dans l’environnement, ce n’est pas juste extraire une réalité. Il n’y a pas de perception sans action sur le réel.

L’action et la perception sont interdépendantes, enchainées et fonction du milieu dans lequel on évolue.

La conscience est une autre paire de manches :

D’autres expériences menées avec des aveugles dans les années 80 avaient montré qu’ils étaient capables de désigner précisément avec leur doigt sur un écran une cible. Ils avaient le sentiment de le faire par hasard, mais ils faisaient le bon geste comme s’ils voyaient !

Leurs yeux seraient-il capables de percevoir, leurs gestes d’être précis et de se poser sur la cible, alors qu’ils n’ont pas conscience de leur geste ? Comment répondre à ce problème ?

Certaines études montrent que des patients présentant des lésions de l’hémisphère gauche ont des réactions négatives exagérées (crises de pleurs), des lésions du droit montrent des patients plus optimistes.

Que penser des personnes qui utilisent de façon préférentielle un hémisphère plutôt que l’autre ?

On en a conclu rapidement que l’un serait le centre des émotions positives, l’autre des négatives.

Ils exercent peut-être tout simplement un rôle de frein réciproque et n’ont donc pas un rôle aussi prépondérant.

Mais l’amygdale, un petit noyau situé dans le cerveau serait également impliqué dans les émotions.

On veut absolument trouver un centre de ceci et de cela, toujours séparer, mais les frontières n’existent pas réellement dans notre tête ; il n’y a pas de clivage absolu et certes on en a créé beaucoup autour de nous mais ils ne s’inscrivent pas dans le cadre d’une logique irréversible comme une loi et quand bien même.

Une expérience simple à faire chez vous :

Vous entrez dans une pièce noire, si vous la connaissez, vous allez tenter de vous remémorer la place des objets contre lesquels vous pourrez buter, mais si on déplace 4 objets, 4 chaises par exemple, pour être précis, vous allez tendre vos mains en avant, pour tenter de toucher les objets et ainsi les éviter.

Mais tentez de vous déplacer, juste en les percevant, sans les toucher si vous en prenez le temps.

Si vous arrivez à éviter un objet, de temps en temps, c’est que peut-être vous n’avez pas développé cette perception, c’est le hasard.

Si vous arrivez à éviter 1 à 2 objets, à chaque expérience, et placés en des lieux différents, alors … Vous devez être très doué, mais il faut faire pas mal d’autres expériences … Et cela voudra dire … !

Une autre, plus amusante et plus facile à faire au marché, avez-vous déjà choisi un melon ? Imaginez cet étalage de melons.

Comment le choisir ? Il y en a tant. Pourtant si votre mémoire se souvient, vous allez le palper, le sentir, voir sa surface craquelée par sa richesse interne, écouter sa sonorité … Fermez les yeux, en le humant vous en avez déjà le goût dans votre bouche puis, l’habitude aidant, vous pourrez le choisir de plus en plus vite en passant les mains sur l’étale et grâce à des petits signes, pourtant vous ne serez pas devin, mais l’action et la perception étant liées, vous ferez peu à peu confiance à votre intuition.

Cependant vous ne saurez s’il est vraiment bon qu’après l’avoir goûté.

Pourtant vous aurez peu de moins en moins de chance de vous tromper si vous vous laissez guider.

L’odeur va vous rappeler peut-être un souvenir, une simple molécule déclenchera votre processus de mémoire.

Le cerveau agit un peu comme un ordinateur mais guidé par notre action et renforcé par notre perception, contrairement à une machine, et surtout si on met un peu de sentiments, si on ressent notre environnement dans cette action, très simple et si complexe à la fois.

Notre cerveau est une coquille qui n’a jamais été vide avec des connexions qui relèvent de notre génétique, puis du travail que nous allons lui donner. Il va ensuite être gavé au travers de nos sens, et bien avant notre naissance il a commencé à se développer, il a besoin de notre expérience car sans elle il n’est rien.

Des lapins élevés dans le noir sans bruit meurent très vite si on les réintroduit dans leur milieu naturel.

Les organes des sens se mettent en place progressivement et se développent de la même façon, peu à peu sinon qu’adviendrait-il à notre naissance ? On ne voit que par habitude, parce qu’on en a fait l’expérience, il en est de même pour tous nos sens …

Ensuite de par notre gestation unique et nos expériences uniques de la vie, nos perceptions seront également uniques, selon notre façon de considérer la vie ….

Notre cerveau est doué d’une plasticité étonnante voire fantastique et surtout il peut s’adapter à tout au pire comme au meilleur et considérer l’un ou l’autre comme normal par les habitudes qui s’instaurent.
Il peut tout transformer en plaisir pour lui donner envie d’aller bien au delà … et il a cette petite pointe de sentiment nécessaire à son évolution.

Il pourra s’adapter à tous les mondes et craindre ceux qu’il ne connait pas. Craignant les autres mondes par manque d’ouverture, méconnaissance, habitude … il se refermera sur le sien.

Le plaisir et la peur, des émotions essentielles à notre évolution.

Quels seront les effets quand elles sont intenses ou perçues comme telles ?

Après l’assassinat de Kennedy, à Dallas, pendant de nombreuses années, on a constaté une augmentation des suicides, des maladies cardiaques, des meurtres.

Pourtant, rien dans cette ville ne rappelait qu’un meurtre y avait été commis, on se comportait comme si rien ne s’était passé et l’on tentait d’effacer ce traumatisme de la mémoire.

Chaque fois que les personnes sont confrontées à un évènement d’importance et traumatisant, on en parle beaucoup, puis les gens continuent d’y penser mais n’en parlent plus, les effets se poursuivent !

On constate la même chose après une guerre, des tempêtes …

Les problèmes de santé et sociaux augmentent, mais on l’attribuera à autre chose.

Un évènement marquant ou négatif ou vécu comme tel, peut-il laisser une trace si profonde qu’il continue de nous affecter dans le temps surtout si l’on n’en parle pas ?

A quel niveau d’organisation va-t-il exercer son action ?

Les gens tentent d’effacer de leur vue un traumatisme, mais celui-ci continue-t-il de travailler dans leur inconscient pour rejaillir plus violent que jamais ?

Mais on notera plus facilement ce qui va dans le sens d’une destruction, la réaction inverse qui va dans le sens d’une amélioration est difficile à appréhender puisque cela ne sera noté nulle part.

Questions plus difficiles et plus « spécialisées » :

Elles sont à venir concernant le « sujet précédent » sur la génèse des sens et la perception.

Le cerveau traduit le film que vous êtes en train de voir. Il ira puiser directement dans nos mémoires ( nos symboles, nos références … voire nos modèles pour aller plus vite) ce qui se passe dans notre entourage. Il conserve ses films qui peuvent, si l’on n’en voit pas d’autres, devenir nos seules références de base, sa vérité.

Si l’on a peu de films, il nous faudra les références des autres dont on deviendra forcément dépendant mais le « bon conseil » sera-t-il adaptée à notre situation.

Entre nous et la réalité n’est-ce pas une recherche constante de notre cerveau, un calcul de probabilité instantané et incessant, une recherche parmi les millions de possibilités qu’il a répertorié, pour que notre réponse soit le plus possible en adéquation entre les recombinaisons possibles liées à nos références ou celles que nous avons imaginées et la réalité.

Là interviendront les émotions qui nous permettront de savoir si nous sommes dans la réalité, mais liées à notre perception, qui elle se réfère à notre expérience si on évolue dans un milieu connu. Si on évolue dans un milieu moins connu, notre perception diminue, nos émotions augmentent conjointement, la réalité s’éloigne, on commet des erreurs.

Il a la capacité de transformer ces films pour en créer d’autres, de pouvoir les combiner, il copie, il colle, il enlève ce qui ne lui convient pas. On se projète ces films parfois inconsciemment, on se surprend à rêver et à imaginer.

Ces films peuvent être une entrave dans nos relations avec les autres, on s’imagine détenir la vérité quand on a vécu un ou deux mauvais scénarios, on ancre dans notre cerveau une relation entre une cause et un effet, ce qui est faux, mais il l’aura ancré de cette façon. D’où une impossibilité à trouver une solution face à une situation que nous allons juger identique.

Le but des thérapies comportementales sera de modifier ces scénarios pour à partir d’un nouveau scénario, changer notre relation à la réalité.

On peut décider de jouer la carte de l’agressivité, de l’humour, du sérieux, …On peut mélanger les genres ; il nous appartient de choisir.

Il y a ceux qui bougent sans cesse dans leur tête et dans la vie, ce sont les acteurs de leur propre film et ils le projètent autour d’eux, leur rêve devient notre réalité.

L’environnement qu’ils créent est devenu le nôtre. Les autres vont en faire partie. Il y en a d’autres qui bougent moins dans leur tête, ce film dont ils sont les auteurs les endort ; il leur faut un autre film, celui de la vie des autres dont ils deviendront les spectateurs.

Leur plaisir passe par le spectacle de la vie des autres, qui les émerveille et souvent les fascine. La réalité nourrit leurs rêves. L’illusion de la lumière risque de les éblouir et ils finiront par ne plus rien voir et par être modelés par ce milieu qui les imprègne.

Bien sûr entre ces deux « extrêmes », il y a une multitude de combinaisons, selon notre envie du moment, notre caractère …

Mettez vos lunettes, nous ne sommes qu’au début !

Chaque jour nous devons nous battre contre nos tendances à laisser se délabrer ce corps qui ne recherche que la facilité, car l’effort lui fait mal. La paresse lui conviendra au mieux.

Peut-on apprendre à transformer cette douleur en plaisir ?

Un être humain devrait, en principe, être conscient, mais comment le pourrait-il alors qu’il est guidé par son inconscient.

Tout ce qui nous entoure et ce que nous allons « choisir », parfois, d’ingurgiter, pendant notre vie va à la fois nous déformer et nous façonner.

La paresse, quel grand bonheur pour ceux qui nous conseillent. 
Or pour être une personne libre, il faut travailler sans cesse, dans le cas contraire on sera toujours prisonnier du peu que l’on connaît et de l’endroit où l’on a choisi de s’enfermer même si en apparence c’est un lieu qui peut nous sembler magnifique ou l’être vraiment.

L’individu devenu paresseux laissera aux autres le soin d’agir et de prendre certaines initiatives, dans son système de pensée, il croit qu’il ne peut rien faire. Alors il commencera par se laisser aller et pendra très vite l’habitude de ne rien changer à sa façon d’être.

Les nouveaux Dieux, qui sont ceux qu’il va vénérer le plus : le hasard … viendront se pencher sur son cas pour l’aider à continuer sur cette voie de garage !

Mais plus que le savoir, l’individu est à la recherche de croyances.

Or nos systèmes de croyances s’effondrent car le discours n’est plus en rapport avec la réalité quotidienne que l’on nous montre ou que l’on vit. Les individus sont devenus méfiants à l’égards de certains et trop confiants vis à vis de ceux qui se doivent de résoudre tous leurs problèmes et ils ne croient souvent plus en rien.

Devant tant de frustrations, face aux peurs et aux incertitudes, notre réaction sera souvent la fuite.

Une boulimie de sexe, de bouffe, de bruit,…. , d’argent pour tout avoir,… nous dévorera pour compenser cette peur du vide.

Maintenant, seul le consommateur a de l’importance, la consommation est devenu notre activité première, l’uniformisation gagne chaque jour du terrain. Mais ne sommes pas tous des consommateurs en puissance de par les habitudes que nous prenons.Il existe des comportement de base que l’on retrouve dans tout le règne animal et chez tous les individus. En situation sociale et en fonction des habitudes développées, on réagira par la lutte, la fuite ou l’évitement et l’immobilisme.

Tout autour viennent se construire et se greffer d’autres comportements dont certains auront des effets de renforcement, d’induction….

Tout ce qui est efficace sera conservé en mémoire et face à une situation identique on réagira souvent de la même façon. Mais si en changeant de stratégie on n’obtient pas ce que l’on désire, ormis de la douleur, alors va se mettre en place un processus dit « d’inhibition d’action ».

Il est à l’origine d’une réaction endocrinienne qui est normalement une préparation à la lutte ou la fuite, dont les effets seront néfastes sur notre organisme à long terme si rien ne produit et si on reste sur place.

Les effets seront si désastreux, à long terme.

Alors, on sera prêt à tout sacrifier au nom du plaisir, et ce plaisir que notre cerveau réclame en quantité et en nouveautés, on cherchera à le lui donner sous n’importe quelle forme et de n’importe quelle façon.

Et pour y arriver certains seront prêts à tout essayer.

Les plaisirs, que notre cerveau réclame, pourront être tout ce que l’on peut imaginer, cela dépendra de la façon dont nous avons habitué notre cerveau à concevoir le plaisir.

Peu à peu risquent de s’instaurer des habitudes qui deviendront ennuyeuses et l’on cherchera alors d’autres plaisirs encore plus forts, plus violents, on sera alors devenus un vrai drogué, surtout si on n’a qu’un seul plaisir !

N’est-ce pas ce qu’il réclame quand on court tous les jours, il finit par sécréter des endorphines pour endormir la douleur que cela peut engendrer et ainsi on peut continuer mais si on arrête trop longtemps, on ressentira un malaise, il réclamera sa dose de mouvement et d’endorphines.

Il a ainsi trouvé le moyen le plus naturel qui soit pour calmer la douleur que peut ressentir le corps dans l’action.

Une des caractéristiques principales de l’être humain :

Tout le monde oublie spontanément ce qui peut être dérangeant, désagréable et n’entraîne aucun plaisir.

La nature nous a fait ce don incroyable, qui pourra aussi nous porter tort, si nous oublions tout ce qui ne nous intéresse pas directement. Cela deviendrait insupportable de vivre avec certains fardeaux, alors on oublie.

Tout ce qui sort de nos conceptions et nous dérange est, également, effacé de notre mémoire immédiate. Les individus vont alors se comporter comme s’ils étaient immortels. Ils chercheront à acquérir et à posséder tout ce que le monde leur offre, croyant y trouver leur bonheur.

Votre corps, pris dans son entier, est votre réponse, il vous parle. Vous pourrez le comprendre et essayez d’exprimer ce que vous pouvez ressentir avec des mots. Vous pourrez l’étouffer et il pourra se manifester d’une autre façon.

Cependant, puisque tout commence et finit souvent avec les mêmes mots, serait-ce la fin de tous vos maux. N’est ce pas déjà le début d’une action que de commencer à en parler ?

Parfois si vous n’avez pas su interpréter certains signes, ce sont des maladies qui vont exprimer ce que notre corps et notre esprit ont vécu en mal.

Nous l’avons rarement laissé s’exprimer et souvent si peu écouté et si mal compris car nous nous comportons avec lui de la même façon qu’avec les autres ; nous l’avons agressé avec tant de choses.

Bien sûr, c’est aborder la maladie comme un langage et une réponse de notre corps pour réapprendre à l’écouter. On pourra toujours l’étouffer en prenant des molécules qui vont pallier certaines de nos carences à différents niveaux d’organisation et on le transformera encore un peu plus.

Cette brèche que nous avons ouverte dans notre organisme, par méconnaissance de nous-mêmes, peut-on la transformer et la corriger car il n’est jamais trop tard pour corriger ses erreurs.

Il faudra faire comprendre à notre cerveau, qui est le point de passage obligé, et de traduction de toutes les informations de notre environnement, que les nouvelles habitudes qu’il doit prendre passent par une rupture avec certaines de celles qu’on a ancrées.

La violence est une réaction qui même si elle ne se voit pas, se retourne si souvent, tôt ou tard, contre ceux qui en sont les auteurs, sans qu’ils en aient une réelle conscience.

Une réaction vers l’extérieur est cependant toujours indispensable et bénéfique, sinon le stress finit par exercer son pouvoir et nous ronge.

Pour mémoire : le cortisol (hormone sécrétée aussi lors de la mise en alerte et du stress) au niveau du système nerveux, freine la génèse des synapses et réduit les capacités de régénérescence. Cette hormone agit bien sur le système immunitaire. On constate une destruction des membranes basales des vaisseaux, par la constitution de dépôts athéroscléroseux.

C’est la réaction d’un organisme qui se sent agressé et ne réagit pas. Détruit-il progressivement ses liens internes par insatisfaction ? Une lente mais inéluctable destruction s’orchestrerait-elle sans que l’on en ait vraiment conscience ?

Le stress qui nous est nécessaire, mais dont les effets peuvent nous ronger si on n’avance pas, créant des micro-lésions dans notre cerveau. Le point final de notre acceptation devant un monde dont le mensonge et l’hypocrisie sont à la base de notre incohérence et de sa démence prématurée.

Les individus doivent « s’habituer aux normes imposées par notre milieu social », ils feront le sacrifice de leur vie et le stress finira si souvent par les tuer, mais à feu doux , juste une question de temps de cuisson pour un résultat peu appétissant …

A la fin de leur vie, les anciens tenteront de fuir ou continueront d’agir dans les domaines qu’ils connaissent le mieux, leur enlever cette relation, cette seule passion pourra les tuer…

Leur cerveau ne supportera pas cette absence de liens établis avec le seul domaine qu’il reconnait et au travers duquel il obtient sa dose de plaisir, et il ira puiser dans leur imaginaire ce qui lui manque, automatiquement. Leur délire ou leur démence dépendra de ce dont leur imaginaire est peuplé.

La perte de leur repères habituelles et donc de la perception, émoussée aussi par la perte partielle ou totale du fonctionnement de certains organes des sens, ils voient moins, ils entendent moins, leur serait-elle fatale ?

Si de plus, au cours d’une chute, parfois conséquence d’une mauvaise perception de leur environnement car ils ont perdu l’habitude de bouger, ils se retrouvent immobilisés dans un lit, l’absence de mouvements pourra marquer la fin de leur vie. Si personne n’est là pour les extraire de cette irréalité ( pour nous) qui est la leur, car c’est la seule qu’ils peuvent percevoir. Il établira des liens si forts avec leur monde imaginaire et délirant que rien ne pourra plus les en extraire.

Un peu comme un comateux, ils ne pourront en émerger que s’ils n’y ont pas été plongés longtemps, si on a su les ramener à la vie mais même dans ce cas, cela dépendra d’eux et de nous, et rien n’est moins sûr.

L’imaginaire peut être un refuge qui deviendra ensuite une incapacité à revenir dans le monde réel si on se coupe trop longtemps de la réalité. Comme lorsque vous entrez dans un caisson d’isolation sensorielle qui vous coupe de la réalité et stimule votre imaginaire pendant un laps de temps très court.

Et vous, de quoi est peuplé votre imaginaire ?

Les hallucinations auditives d’individus schizophrènes montrent que les zones primaires auditives (qui s’activent lors de la perception de bruits réels) s’activent aussi, lors de ces hallucinations.

La perception et la « réalité », la frontière est-elle si nette ?

Problème : un mot qui a une conotation négative, qui veut souvent dire ennui, difficulté, obstacle…, un défi à surmonter. Sa consonance est péjorative pour beaucoup d’individus, aussi quand ce mot résonne dans notre tête, il est source de d’angoisse et de peur, il doit donc être évité. Et si nous sommes notre propre problème, on évitera de se rencontrer …

On nous a donc donné l’habitude, pour nous qui sommes « normaux », de ne pas avoir de problèmes et en général on va les résoudre à notre place.

Est-ce un progrès ?

Pour ne pas avoir de problèmes, il faut surtout ne pas bouger, l’immobilisme est la meilleure des solutions que l’on ait trouvée.

Pourtant le mot problème, devrait être reconsidéré : comme un nouveau parcours à effectuer, un défi contre nous même pour apprendre et trouver une nouvelle solution.

Un problème crée une insatisfaction qui provoque soit une stimulation soit une réaction de fuite, alors on évitera tout ce qui peut provoquer des problèmes ou les évoquer.

Mais plus on analyse le contexte finement, plus les problèmes qui s’y rattachent seront résolus efficacement et la solution sera durable. Il faut arriver à penser à ce que l’on va faire puis agir en pensant à ce que l’on fait.

Les individus qui ignorent l’interdépendance, développe une forme d’inconscience, ils auront toutes les peines du monde à comprendre les tenants et les aboutissants de leurs actes et les répercussions que cela peut avoir, même sur eux.

En clair, moins nous avons de connaissances, moins nous pouvons établir de liens entre telle et telle chose et les conséquences de nos actes, notre réalité risque de n’être axée que sur nous.

Notre cerveau, réagit toujours à ce qu’il reçoit de l’extérieur, encore faut-il que cet extérieur lui convienne et l’entraîne dans un mouvement perpétuel.

Il ne faudrait jamais s’amollir !

Regardez, Hannibal avait perdu ses potentialités offensives qu’il avait concrétisées en franchissant les Alpes avec ses éléphants, en s’amollissant dans les délices de Capoue, avec, pour conséquence, une déroute définitive.

C’est là un fameux exemple d’un échec causé parce que les forces vives se sont effacées au profit des puissances d’installation, on s’endort sur un sentiment de victoire.

Cet exemple explique ce qui se passe dans toute société lorsque une forme d’embourgeoisement, la sclérose et l’esprit bureaucratique l’envahissent, et lorsque les membres perdent leur dynamisme et leur créativité.

Le progrès est lié à une prédisposition à bâtir un avenir qui ne doit pas être la répétition du passé. La banalisation, la tendance à se perpétuer éteignent notre capacité à nous émerveiller, à nous passionner et prédisposent à l’endormissement, à la défaite et à l’ennui.

Mais si bien programmé et tellement persuadé de notre supériorité, on finit si souvent par n’écouter que le discours que l’on a construit. Pourquoi faut-il que tant de gens réagissent toujours dans le sens d’une destruction d’eux-mêmes ou des autres ?

Il est sans doute moins facile de maintenir une structure organisée plutôt que de la détruire ; dès lors qu’on abandonne un système organisé et nous en sommes un, il se délabre de lui-même et finit par disparaître.

Et la passivité est aussi peu valable que les efforts que l’on peut déployer pour maintenir un système ou une structure qui est déjà dépassée, donc inadaptée.Sans tenir compte des réalités, on entre dans un système de croyances, où l’on tente de défendre des idées sans aucune méthode ! On ne voit plus que le court terme, un plaisir immédiat, sans aucune perspective d’amélioration !

La peur, le doute, l’incertitude sont des moteurs indispensables. Les enlever revient à nous anesthésier, il n’y plus de réactions possibles. Une anesthésie générale, pour ne plus avoir mal mais il est difficile d’avoir des désirs quand on est anesthésié.

Chez les rats (des animaux au comportement très social, allez voir ce qu’ils peuvent faire) le bon comportement doit être renforcé et que cela permet un meilleur apprentissage.

Lorsqu’ils reçoivent de la nourriture même si on leur demande des exercices à chaque fois plus complexes (comme distinguer des couleurs, appuyer sur des boutons …). En clair lorsque la gratification correspond au mérite alors ils progressent ; par contre si on procède de façon punitive, ils apprennent de moins en moins. Dans notre système quels sont les « rats » les mieux nourris et le méritent-ils ? Sommes-nous à peine un peu plus que des rats ?

Plus il est satisfait plus il apprend, cela renforce son désir d’apprendre. Il est encouragé à continuer. Et si on lui reprenait un morceau de son fromage ?

Nous avons imaginé tous les systèmes de récompense mais le pire a sans doute été établi quand nous étions enfant. Malgré tout au travers des récompenses et des punitions on arrive à des résultats à la condition d’adapter notre réponse à chaque enfant, un surcroit de travail si utile pour le futur.

D’autres expériences intéressantes ont été réalisées, montrant que si on déséquilibre, par notre action, un système social animal, en supprimant ou en ne laissant que les dominants par ex., tôt ou tard l’équilibre naturel se recrée, certains animaux vont jusqu’à se castrer entre eux pour des questions de dominance.

La nature exercerait-elle toujours son contrôle supérieur dans certains contextes, donc parfois en notre faveur et parfois en notre défaveur.