5 août 2020

Médecine et pensée humaine

Oppositions et contradictions

La médecine n’est-elle pas encore un art, liée à l’expérience, donc à la perception; à ce que nous pouvons ressentir et non pas seulement, une technique de pensée.

Certes dans l’urgence, les actes doivent être rapides, automatisés et techniques, mais toujours conscients. La connaissance de protocoles, de modèles, nous aident à savoir quant on prendra l’initiative d’intervenir, là il faudra faire appel à toutes nos connaissances et ne pas laisser de place au hasard.Cependant chaque fois c’est un monde inconnu sur lequel on intervient avec des réactions qui peuvent être inhabituelles.

Pour le reste, il faudra toujours tenir compte de l’origine de la personne, de son passé et de son manque d’adaptation à la réalité… On a fait d’immenses progrés, pourtant on s’aperçoit que le cancer est toujours en augmentation, tout au moins il ne diminue pas.
Mais s’agit-il bien d’une maladie, d’une absence de réponse ou d’une réponse de nos systèmes biologiques ? Si cette réponse peut nous tuer, on devrait s’interroger sur sa signification. La maladie peut parfois nous faire prendre conscience car on va se trouver confronté à une autre réalité.

Mais il est sans doute préférable de ne toucher à aucune de nos habitudes de consommation, à notre confort avec toutes les conséquences que cela impliqueraient.
En thérapeutiques allopathiques comme en phytothérapie ou dans d’autres thérapeutiques …, en fait dans toutes les thérapeutiques on va surtout parler des succès lors des congrés, on renforce notre propre vision et nos convictions par une émulation constante. On essaie de se rassurer sur nos progrès mais on parle rarement des échecs, alors que c’est l’analyse des échecs qui permet de progresser .

Puis chacun se renverra la balle en montrant du doigt telle ou telle personne soignée de telle ou telle façon qui est décédée.
Et ce sera si souvent la faute du thérapeute imposteur si la personne décède. La gloire et le pouvoir de la technicité si la personne survit. Comme pour les accidents de la route, ne jamais remettre en cause notre propre personne, nos convictions.
On a donc séparé les médecines, créé des clivages d’où des oppositions, utiles car on peut comparer, mais comment comparer ce qui ne peut pas l’être. Toutes sont bonnes et mauvaises à la fois, cela dépend du contexte et du niveau d’organisation sur lequel on intervient.

Le plus grand risque : donner une dimension magique là ou il n’y en a pas, autour de la thérapeutique ou du thérapeute qui aura eu des réussites sur quelques personnes. Il n’y a aucune magie seulement des réussites autour de phénomènes que l’on doit chercher à comprendre.

Comme on a créé des séparations, alors la porte est ouverte aux imposteurs mais qui sont-ils et y en a-t-il vraiment, puisque chacun est convaincu par son expérience ou une expérience jugée positive de détenir une part de vérité. On constate des rémissions des deux cotés; pour certains, c’est le résultat de la recherche scientifique reconnue ; pour les autres c’est le résultat du hasard ou de la psycho-somatique … , ou de la nature qui a « opéré » et fait un miracle, même dans les cancers ! Un clivage si primaire qui se fait toujours et si souvent encore, au détriment du malade.
Le cancer finira toujours par s’exprimer si la personne n’est pas décédée d’autre chose auparavant ; car nous avons un potentiel de multiplication cellulaire qui est programmé dès notre conception. On préférera toujours une vision distordue de la vérité plutôt que d’affronter une réalité qui nous assaille et nous effraie car nous n’essayons pas de la comprendre . Donc plutôt que de procéder de l’objectivité et d’admettre des résultats d’expériences qui ne nous conviennent pas, on préfère jeter aux oubliettes certaines informations.

On procède, encore et si souvent d’un certain « racisme scientifique » comme on le faisait à une époque ou l’on brulait ceux qui tentaient de sortir du cadre de référence . Il fallait être conforme aux idées que l’on imposait par le biais de la « religion » qui ne faisaient que couvrir les intérêts de certains et si souvent les siens.

On ne doit pas nier nos progrés mais lesquels et sont-ils tous bons car ici il n’y a ni haut ni bas, ni bien ni mal ! Mais selon l’usage que nous en ferons, nous traçons une direction pour prendre finalement un chemin qui pourra nous conduire dans un cul magnifique mais ici il pourra être … de sac.

Des progrés techniques de dépistage grâce à l’imagerie médicale, d’autres dans le domaine de l’urgence ou l’on peut nous maintenir en survie; des avancées considérables dues à notre compréhension de la biologie moléculaire et d’autres sciences, mais on ne constate et on ne voit souvent que le « maillon manquant » d’une chaine.

Au stade de la maladie qui est une expression finale, les thérapeutiques allopathiques sont, souvent, efficaces mais d’autres le sont tout autant ! Combien de médecins, de chercheurs ont tenté d’attirer l’attention sur les avantages de tels ou tels thérapeutiques, d’un mode de vie différent ou d’un régime …… Certes rien n’est une panacée mais tout peut être utile et tout doit être examiné, voire adapté à chacun, toute méthode ayant ses limites, ses indications, ses contre-indications …

Mais qui veut réellement changer son mode de vie et comme personne ne peut en garantir le résultat, ne recherche -t-on pas l’efficacité totale, la certitude.

Si vous étiez malade qu’envisageriez de faire ?

N’allez vous pas être tenter de  » croire  » en … ?

Alors on tente de se rassurer et de rassurer la population, on organise des pseudo-débats sans aborder les problèmes de fond.

Sans évoquer les innombrables cas de rechutes qui finissent par la mort de l’individu.

On occulte des résultats, on dénigre des personnes et le monde continue d’évoluer sur la même pente, ascendante ou descendante ?

Les uns ont, encore à notre époque, gardé l’habitude d’une vision si mécanique des maladies et du vivant ; une cause = un effet ; d’autres ont une idée plus élargie, plus humaniste et pense en terme de malade.

Si l’on pense en terme de maladie on pense forcémment en terme de production, inconsciemment les premiers défendent ce système qui les a procréés. Penser en terme de malade c’est introduire aussi une part de notre responsabilité mais on ignore tant de paramètres.

D’ailleurs on agit pour tout, de la même manière, celà nous évite de trop réfléchir sur nous-mêmes !

Regardez un exemple très simple de nos habitudes et de la façon dont on occulte ce qui peut perturber nos shémas de pensées comme nos habitudes alimentaires, on préfère rêver et se laisser berner. On se ment, mais le corps peut-il être trompé ?

Chaque printemps on voit fleurir un peu partout des régimes miracles ou des produits miracles pour nous aider à perdre du poids (surtout au niveau du porte monnaie). L’organisme a la faculté de tout garder en mémoire et de tout transformer même ce dont on n’a pas conscience. Que ce soit notre poids ou les différents évènements psychologiques et physiques qui jalonnent notre vie a différents niveaux.

Alors chacun y va de son régime qui a « bien » fonctionné pour lui donc il doit être efficace pour les autres. Alors qu’ici comme ailleurs le bon sens derait être de rigueur.

On écrit un livre et on vante tel type de régime, les gens se précipitent et la croissance financière de l’écrivain et/ou du laboratoire sont assurés; la votre se verra un peu plus tard quand vous aurez oublié ce régime et que vous monterez sur votre balance, la réalité sera dure à affronter !

Puis, l’année d’après, on recommence autre chose, mais il difficile de tromper la mémoire ……

On oublie que chacun est différent et que notre corps réagira différemment et ce qui est bon pour une personne ne le sera pas forcément pour nous. On préfère y croire, on rêve, on simplifie, on généralise même si l’on sait que celà ne marche pas.

On oublie déjà un élément essentiel, le plaisir et les émotions qui se rattachent à prendre un « bon repas » entouré d’amis. Le plaisir des yeux, autant que celui de notre nez et de nos papilles , tous ces souvenirs qui se réveillent !

On finit par dire maintenant, ce qui relevait du bon sens à savoir : varier constamment son alimentation et manger ce qui nous convient le mieux, le plus souvent de façon raisonnable. Quant c’est si bon, pourquoi ne pas nous laisser aller, de temps en temps.

Perdre du poids quel stupidité quand on y pense mais quel bonheur pour ceux qui en vivent !

Certains, croient pouvoir tromper leur organisme en payant, comme on a pris l’habitude le faire.

Notre société, donc nous même, n’est elle pas un peu responsable par les habitudes qu’elle a crée puisque ses seuls besoins sont d’ordre financier, elle qui s’est réfugiée dans la technologie et tend à donner une vision mécanique en toute chose car c’est dans son intérêt.

Une cause ayant en principe un seul effet, si vous lui faites entièrement confiance, elle pourra toujours supprimer la cause. Une réalité faussée qui risque de devenir une vérité et un dogme inébranlable pour les personnes qui y croient.

Il est toujours plus facile que de désigner un coupable, du coup nous ne sommes plus responsable de rien.

On finira par ne plus voir les éléphants dans les parcs si on nous dit de croire qu’ils n’existent pas !

Finalement, on ne voit et ne croit que ce que l’on veut, ou est la réalité?

Une parenthèse :

les antibiotiques, un sujet épineux où l’on ne peut ignorer certaines réalités qui sautent aux yeux

On ne peut qu’être d’accord pour en donner, mais le choix doit être judicieux et bien adapter.

En donner à tout va nous a conduit un peu dans une impasse. On commence à en constater les effets ; pour en avoir donné à tort et à travers, comme pour tout ce que l’on fait sans jamais voir à long terme.

Que les gens réclament, par manque d’informations, c’est normal car c’est ce qu’a développé notre système et qu’eux-mêmes ont renforcé pour finir dépendants.

Puis par effet de renforcement réciproque, ce qui avait satisfait l’ensemble du système constitué par les patients-médecins-entreprises- état, car cela augmentait les besoins , donc cela générait des profits, donc les entreprises embauchaient …, tout le monde était content mais la vie réserve bien des surprises, c’est ce qui en fait tout l’intérêt.

Rein ne s’obtient sans rien en échange, surtout si cela devient une simple habitude de consommation.

Tout le monde est fautif, car pour ne pas  » être déranger par des enfants qui toussent … dont le nez coule…  » on péfère refuser des évidences, pour ne pas perdre un client toujours plus exigeant, on préfère céder à sa demande.

Notre monde porte toutes les molécules…. tous les germes, les bactéries, les virus … de sa propres construction, donc également de sa destruction et on peut créer les conditions favorables à cela en agissant sans réfléchir, quant on défriche en Afrique et ailleurs, quant on construit en utilisant des matériaux mal adaptés … etc …

Notre terre n’est pas folle mais tout comme nous peut-elle le devenir si nous créons les contextes favorables à l’émergence de ses multiples facettes ?

Là où il n’y a pas de « gène » , il y a si peu de plaisir, alors n’ayez aucune gêne et venez nous carresser du bout de vos doigts ! Mais, attention à notre éréaction !

Ne soyez pas étonné de la suite, car finalement si on marche la « tête en l’air » en rêvant, que l’on a tendance à « être dans la lune », la raison en est simple. C ’est qu’à l’origine les premières molécules ont été conçues ailleurs que sur terre au cœur des étoiles, pour ensemencer ensuite toutes ces planètes, mais allez-vous dire : ne serions-nous pas un peu des « extra-terrestres » ? La bonne blague !

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