5 août 2020

Génétique et connaissance de soi

Le gène et le milieu : si le milieu est la condition de son existence, le gène est sa seule possibilité d’évolution. Grâce, à notre compréhension du codage génétique, nous allons être capable de tout, du meilleur comme du pire. Notre codage est un livre fermé sur tout notre passé, sur toutes les générations passées, marqué par les erreurs qui ont pu s’y inscrire, s’accumuler et se transformer avec le temps.
Quoique la nature, par exemple : par la mise en place de gène récessif et dominant, par le biais de la mère et du père géniteur… ait trouvé le moyen d’y remédier pour ainsi tenter d’effacer nos erreurs ou les siennes ?

Une pré-disposition à … , dans certains cas une indisposition, dans d’autres cas : une maladie génétique qui s’exprime dès la naissance.

Notre environnement, traduit par notre corps et notre esprit, va-t-il permettre au gène d’exercer son pouvoir par le contexte que nous avons créé ? La volonté et la connaissance pourront-elles, toujours, faire céder la prédisposition ?

Ce passé que l’on ignore, car enfoui au plus profond de notre inconscient et ancré plus profondément encore, dans notre génétique. Ce passé peut-il, peut-être, remonter à la surface dans nos rêves mais sera-t-il celui de notre inconscient ou de niveau plus inférieur ? Ce passé, qui va s’exprimer au travers d’une maladie physique ou psychique, on n’en comprendra jamais le sens si on ignore d’où l’on vient, nos racines, notre génétique.

Grâce à ce livre qui va s’ouvrir, dans le futur, on pourra donc mieux connaître l’individu, encore qu’il faille savoir le lire, car les chapitres ne se suivent et sont dans un désordre relatif. Ce passé inscrit va faire partie de notre présent, mais ici, au plus profond de nos cellules, il n’y a ni présent ni passé, seulement des messages inscrits, codés sous formes moléculaires près à s’ouvrir quand tout est réuni.

Nous sommes en vie par notre perpétuel recherche d’un équilibre jamais atteint car le contexte change constamment; encore que la pratique de certaines méthodes (qui sont d’ailleurs très nombreuses) puissent nous aider à réguler les excès de nos déséquilibres. On voudrait croire que l’on va extraire du génome toutes les réponses à nos questions, une vision par trop mécanique. Nos peurs et nos angoisses seront-elles résolues ? Seul l’expérimentation pourra donner une réponse de valeur mais elle se fera dans 1, 2 ou 3 générations, voire plus.

Le système génétique n’ a déjà pas la prééminence qu’on lui octroyait. Puisque les maladies mêmes génétiques ne s’expriment que dans des conditions particulières. Les gènes et les facteurs environnementaux ou ressentis comme agressifs, ils sont liés par les interactions mutuelles que chacun exerce sur l’autre.

Une simple tomate, en apparence, peut provoquer chez certains enfants, des réactions si violentes que l’on pensait qu’il était atteint d’une maladie psychiatrique. La phénylcétonurie est une maladie génétique, grâce à un régime alimentaire adapté les enfants restent normaux si rien n’est fait, ils deviennent des arriérés mentaux dont les troubles vont en s’accentuant avec l’âge. Le « contexte » dans lequel apparait la maladie a été supprimé et il demeure bien portant.

Faudrait-il pour autant interdire au gens de manger des tomates ?

Un vaccin comme celui de l’hépatite B peut dans certain cas favoriser l’émergence de maladie comme la slérose en plaque, cela ne veut pas dire que le vaccin est mauvais mais on aura dans ce cas comme dans le précédent créé le contexte favorable à l’émergence de cette maladie, une expression génétique chez des individus qui ont des prédispositions. Faudrait-il interdire tous les vaccins si on considère notre cas personnel comme représentatif d’une mauvaise réaction de notre organisme et si on généralise ?

Le système immunitaire est un système intelligent n’est-il pas à son niveau d’organisation cellulaire un moyen de connaissance et de reconnaissance de notre environnement microscopique ? N’est-il pas l’équivalent du système nerveux à l’étage individuel ? D’ailleurs comme pour le système nerveux quant tout est requis et le contexte favorable, ne va-t-il pas se retourner contre notre personne et la détruire ?

Mais nous reviendrons sur ces deux systèmes…

La connaissance de « soi » et la nécessité de connaître notre génétique est donc nécessaire, mais l’influence du milieu n’est pas à négliger, bien au contraire.

La connaissance est un excellent moyen de défense ou une arme, qui nous aidera dans nos choix et nous permettra parfois de ne pas être condamné par notre génétique.

La maladie quand on la constate n’est que le résultat de déséquilibres multiples, une expression finale du ressenti de notre organisme face aux différents agents externes et à la façon dont notre organisme à assimiler et vécu toutes ces informations, permettant à ce dernier de s’exprimer ouvertement.

Il existe souvent plusieurs gènes qui interagissent, une cascade de gènes qui s’activent !

La fonction de certaines protéines est d’interagir ensuite avec des zones situés en amont du gène et d’en réguler l’expression. Le produit du gène est alors capable d’agir sur l’expression d’autres gènes.

Une extraordinaire organisation en réseaux qui va permettre d’adapter la production de protéines aux besoins de la cellule, à un moment donné.

Il est agréable de penser que l’on pourra intervenir directement dans ces chaines mais elles ne sont que la résultante des interéactions multiples des générations antérieurs qui ont chacune laissée une petite trace.

Les croyances

Dès que l’on aborde le domaine des croyances : peut-on se prononcer, sur la validité de notre choix puisque nous sommes dans l’incertitude ?

Qui va exercer une pression par le pouvoir scientifique, culturel, religieux qu’il représente et ainsi influencer, un peu ou beaucoup, notre jugement ?

Comment notre jugement pourrait-il, ensuite, être de valeur ?

Enfin, pourquoi certaines personnes se prononcent-elles de façon si catégoriques, parfois ? Est-ce parfois pour régler des problèmes d’ordre personnel ? Est-ce, inconsciemment, pour défendre les intérêts de ceux ou du système qui les a procréé ?

Derrière la science il y a toujours des groupes et des intérêts à défendre, on ne peut qu’être sceptique, quant à la réalité et la vérité car dès qu’il y a trop d’intérêts en jeu, tout le monde est prêt à mentir, corrompre… on le sait.

La science examine ce que la nature a créé sans toutefois la comprendre ? Les hommes ont donc confiés à la science le soin de régler tous leurs problèmes.
La science tend à s’opposer à la nature des choses, utilisant les propriétés de la nature pour créer et transformer l’existant, elle refuse tout pouvoir supérieur et cela est peut-être bien.

La religion, c’est accepter un pouvoir suprême tout au moins se fixer des limites qui n’existent peut-être pas ou qui existent.
Il n’est surtout pas question de diaboliser la science, mais qui va-t-on vénérer et en qui allons nous placer le plus notre confiance pour changer notre rapport avec la vie ou la vision qu’on peut en avoir ? Finira-t-on par ne plus voir la réalité ?

La science ne devrait avoir aucun droit pour favoriser un choix plutôt qu’un autre, tout au plus pourrait-elle y contribuer, mais peut-il en être autrement ? Pourtant on note une avancée et un début de collaboration entre ces deux mondes que tout semblait opposé.
On peut penser qu’actuellement avec les erreurs qu’elle a commise, elle en paye un peu le prix, car elle a créé une certaine méfiance. Elle a été à la source de bien des séparations et surtout elle tend à s’opposer aux croyances de l’homme, une erreur fondamentale.

Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ?

Le doute est une nécessité absolue et la « curiosité active  » doit toujours finir par l’emporter.

Il existe de nombreuses croyances scientifiques. La croyance est un extrait distordu de l’expérience, une affirmation que nous pensons vraie.

Dans l’expérimentation, on doit considérer l’idée et la méthode. La méthode va diriger l’idée qui, elle, tente d’interpréter des phénomènes observés. Aussi, il ne faudrait pas lier l’idée à des croyances scientifiques, religieuses ou autres.

Mais lorsque l’on analyse un phénomène biologique ou plus spécifiquement humain, il est parfois difficile de dissocier ce qui ne peut pas l’être, et là est toute la difficulté, car nous ne sommes vivants et nous nous développons que dans une certaine dynamique, arrêter cet dynamique revient à analyser un monde mort. La science expérimentale ne peut pas tout intégrer dans ces expériences de laboratoire, par contre notre monde est un immense laboratoire mais il ne faut surtout pas en tirer de conclusions.

Là, la technologie nous apporte toute son aide dans l’approche du réel, car grâce à ses avancées on commence à percevoir ce qui nous échappait.

On entrera alors dans le cadre d’une théorie qui restera à vérifier par d’autres expériences ou d’une idéologie, avec tous les risques de dérivent qui en découlent si on ne se fonde que sur une expérience et dont l’interprétation peut-être fausse.

Comme pour la fourmi qui vit dans son univers et n’a pas conscience de notre existence en tant qu’individu, chacun de nous vit un peu dans le sien. Malgré tout, nous sommes peut-être les seuls qui puissont avoir conscience par la connaissance.

Cependant, nous vivons sur cette planète un laps de temps si court que nous n’avons que faire de la détruire et nous agissons avec elle comme avec nous-même, nous la gavons de déchets qu’elle tente de digérer tant bien que mal car elle n’est pas habituée à ce type de régime.

Elle transforme sans cesse ce qu’on lui donne, on croit détenir une explication entre une cause et un effet, comme le trou dans la couche d’ozone, puis on réalise une autre de nos erreurs, on a peut-être contribuer à accélérer un phénomène naturel.

Allons nous la modeler à notre image, la transformer complètement ou la détruire ou la préserver telle qu’elle est, en sachant que son évolution sera fonction de la façon dont nous agissons avec nous mêmes et nos semblables.

Notre univers personnel se borne à côtoyer un monde, souvent si réduit et à accumuler ce que l’on nous propose, le plus d’objets possibles ou de personnes que l’on considère si souvent de la même façon.

Ce vaisseau qu’est la terre, sur lequel nous nous trouvons, a participé à notre création. Il faut le préserver car à force de le déformer, on risque de le détruire, ce qui reviendrait à nous suicider.

Y a-t-il des pilotes dans notre vaisseau spatiale puisque personne ne sait où il va ?
Peut-être finirons-nous par construire une autre terre pour y abriter certains curieux animaux pacifiques que sont les humains.

Pouvons-nous y remédier et va-t-il se laisser faire ?
Entre ceux qui croient que seuls les explosions solaires sont responsables de nos variations climatiques et ceux qui croient que notre pollution en est la principale responsable, je vous laisse choisir, on peut penser que les deux exercent leur effet, mais notre terre aussi se transforme et suit aussi son évolution.

Ne devons-nous pas, aussi, réapprendre à respecter cette nature comme le font encore certaines tribus, marquées par une culture ancestrale, sans pour autant proner un retour à leur niveau, si vous voulez car leur milieu les a modelé, mais déjà les comprendre ?
Ne devons-nous pas avoir du respect pour tout ce que l’être humain a imaginé et construit depuis des millénaires dans tous les domaines, que ce soit dans l’art, dans la pratique mais aussi dans la théorie. Sans technologie, certe c’est parfois moins clinquant et moins impressionnant, comme les études faites en médecine tibétaine ou les travaux d’Hanneman et beaucoup d’autres encore. C’est aussi pour ceux là que l’on peut avoir un certain respect, ceux qui ont su observer et développer des théories sans outils, il reste à examiner si la théorie donne les résultats que l’on escompte et s’ils sont bien réels.

Chassez le naturel, il revient au galop !

La technologie est à la science ce que l’État bureaucratique est au monde du travail, un monde sans âme ni état d’âme, une mécanique pas quantique du tout. La technologie devrait rester un outil et non pas constitué une fin en soi.

Quoique la technologie puisse nous offrir tant de possiblités et nous aider à résoudre tant de problèmes, il ne faudrait peut-être pas nous y intégrer complètement. Mais notre évolution doit en passer par là et tout comme l’ordinateur ne pouvait qu’être inventer, l’homme de demain sera issue de notre technologie. Pourtant plus que le simple ajout de « cellules mémoires », il lui faudra l’intelligence et la sensibilité « humaine ».

Mais ne refusons pas la technologie car imaginez l’obscurantisme dans lequel on somberait très vite si on venait à couper notre électricté et nos moyens de communication, une plongée vers l’enfer car l’individu retrouverait très vite ses penchants »naturels », la bétise inhumaine triomphera-t-elle de l’intelligence humaine. Finalement la technologie est-elle notre sauveur ou sera-t-elle notre perte, selon l’utilisation que nous allons en faire et là notre responsabilité est engagé.
Ne lui jetons donc pas la pierre car elle pourra, demain, apporter tant de solutions à ceux qui en ont vraiment besoin, elle nous aide déjà dans tant d’autres domaines permettant notre adaptation à d’autres mondes.

Voudriez-vous plonger en haut profonde avec moi et sans visibilité sans un équipement hautement technologique ?
Cependant, on a traité le monde du vivant, sans respect, comme on peut le faire avec l’outil technologique (encore que certains accordent plus de respect à leur voiture), pour avoir voulu en  » accroître  » la rentabilité pour en augmenter le profit comme on pourrait le faire dans une usine.
On a introduit des aliments qui n’en étaient pas, on a perturbé les cycles et les rythmes du vivant. Une erreur dont le prix à payer sera peut-être élevé. Que veux-t-on comprendre ?